Derrière le divertissement d'une comédie de moeurs assez drôle, se posent plusieurs questions sur le cinéma et la culture algériennne.
Ces problèmes sont mieux perçus quand on connaît l'histoire de l'Algérie.
La seule chose qu'on a appris à l'Algérien, c'est de mépriser son image. Tout le débat est là. Le cinéma est un miroir, qui permet aux Algériens de se regarder. Les Algériens ne se regardent pas. Les Algériens ne se parlent pas. Pendant cent trente ans, on a appris à l'Algérie à admirer le modèle qu'on lui donne. En 1962, il aurait fallu corriger tout ça. Malheureusement, on a simplement remplacé le modèle colonial par un autre modèle, au détriment des valeurs culturelles locales. Et ça continue. Dans ces conditions, comment voulez-vous que les Algériens aient plaisir à se voir ?
Belkacem Hadjadj (réalisateur algérien), Hors-série cahiers du cinéma, février 2003
Je voulais présenter mon Algérie au travers de ce premier film. Des jeunes réalisateurs comme moi, il y en a beaucoup en France, mais très peu en Algérie. La culture, le cinéma en particulier, est le seul moyen de refléter notre identité réelle, celle qui a été usurpée tout au long de l’Histoire de l’Algérie. Le rôle que je me donne en tant que réalisateur est de questionner cette identité algérienne.
Afrik.com, entretien avec le réalisateur franco-algérien Lyes Salem par Falila Gbadamassi.
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