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| Connaissances |
Connaître le vocabulaire du portrait ( beauté, laideur ) |
Connaître une référence culturelle, les Mille et une nuits Connaître le conte, la fable, le merveilleux |
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| Compétences |
Savoir reconnaître le nom, l'adjectif et ses degrés ; savoir exprimer l'intensité en appliquant des degrés à l'adjectif Savoir conjuguer les verbes courants à l'imparfait et au passé simple Savoir reconnaître les valeur du passé simple et de l'imparfait et savoir utiliser ces temps dans le récit Savoir distinguer phrase simple, phrase complexe et bien ponctuer |
Savoir écrire un récit simple avec une visée |
Savoir reconnaître la construction du récit ( étapes du texte, système des personnages ) Savoir trouver les visées implicites d'un récit |
Savoir lire un texte à plusieurs voix |
1. Parmi les personnages suivants, lesquels sont issus des Mille et Une nuits : Ulysse, Sinbad le marin, Moïse, Hercule, Aladin, Circé, salomon, Ali Baba.
2. Dans quel pays, à quelle époque ces récits se passent-ils ?
3. Comment expliquez-vous que plusieurs personnages et plusieurs histoires viennent du même livre ?
1. Quelles sont les différentes parties qui apparaissent dans cet extrait ?
2. Faites la liste des personnages et indiquez leurs relations.
3. Comment le récit se termine-t-il ? Qu'attend-on après ?
A la suite de plusieurs expériences malheureuses, le sultan Schahriar a découvert l'infidélité de sa femme, et de ses concubines. Furieux, il les fait décapiter. Puis il prend une étrange décision.
Le Livre des Mille et Une Nuits. Paris, H. Piazza, 1926-1929. 12 vol. BNF, Réserve des livres rares
« Persuadé qu'il n'y avait pas une femme sage, pour prévenir les infidélités de celles qu'il prendrait à l'avenir, il résolut d'en épouser une chaque nuit, et de la faire étrangler le lendemain. [...]
Le bruit de cette inhumanité sans exemple causa une consternation générale dans la ville. On n'y entendait que des cris et des lamentations. Ici c'était un père en pleurs qui se désespérait de la perte de sa fille; et là c'étaient de tendres mères qui, craignant pour les leurs la même destinée, faisaient par avance retentir l'air de leurs gémissements. […]
Le grand vizir, qui, comme on l'a déjà dit, était malgré lui le ministre d'une si horrible injustice, avait deux filles, dont l'aînée s'appelait Schéhérazade, et la cadette Dinarzade. Cette dernière ne manquait pas de mérite; mais l'autre avait un courage [...] admirable. Elle avait beaucoup de lecture et une mémoire si prodigieuse, que rien ne lui était échappé de tout ce qu'elle avait lu. Elle s'était heureusement appliquée à la philosophie, à la médecine, à l'histoire et aux arts; elle faisait des vers mieux que les poètes les plus célèbres de son temps. Outre cela, elle était pourvue d'une beauté extraordinaire, et une vertu très solide couronnait toutes ces belles qualités. Le vizir aimait passionnément une fille si digne de sa tendresse.
Un jour qu'ils s'entretenaient tous deux ensemble, elle lui dit : « Mon père, j'ai une grâce à vous demander; je vous supplie très humblement de me l'accorder. [...] Puisque, par votre entremise, le sultan célèbre chaque jour un nouveau mariage, je vous conjure par la tendre affection que vous avez pour moi, de me procurer l'honneur de sa couche.»
Le vizir ne put entendre ce discours sans horreur. « O Dieu! interrompit-il avec transport, avez-vous perdu l'esprit, ma fille ? [...] Vous savez que le sultan a fait serment sur son âme de ne coucher qu'une seule nuit avec la même femme et de lui faire ôter la vie le lendemain, et vous voulez que je lui propose de vous épouser ? [...] Quand le sultan m'ordonnera de vous enfoncer le poignard dans le sein, hélas! il faudra bien que je lui obéisse. Quel triste emploi pour un père! [...]
- Encore une fois, mon père, dit Schéhérazade, accordez-moi la grâce que je vous demande.
- Votre opiniâtreté, repartit le vizir, excite ma colère. Pourquoi vouloir vous-même courir à votre perte ? [...] Je crains qu'il ne vous arrive ce qui arriva à l'âne, qui était bien, et qui ne put s'y tenir.
- Quel malheur arriva-t-il à cet âne ? reprit Schéhérazade.
- Je vais vous le dire, répondit le vizir; écoutez-moi… »
Les Mille et Une Nuits, traduction de M. Galland, coll. Classiques Garnier, éd. Bordas, 1988
1. Trouvez le début et la fin de la description de Schéhérazade.
2. Dans ce passage, quelles expressions mettent particulièrement en valeur ses qualités ?
1. Distinguez comparatif, superlatif relatif et superlatif absolu.
a) Elle est plus belle que sa soeur. b) Cette situation est la plus cruelle qu'un père puisse vivre. c) C'est le meilleur choix qu'elle pouvait faire. d) Elle est très rusée. e) La fille est plus intrépide que le père. f) Le bourreau est extrèmement fort. g) Sa soeur est plus craintive qu'elle. h) Le père est dans une détresse inconcevable.
2. Même consigne.
a) Les écrivains et les poètes les plus doués du royaume sont moins brillants que Schéhérazade. b) Les plus belles femmes d'Orient ne peuvent rivaliser avec la beauté extraordinaire de Schéhérazade. c) La douleur extrème du vizir fut plus grande encore que celle des autres parents dont les filles avaient été tués par la cruauté du Sultan.
"Elle était pourvue d'une beauté extraordinaire, et une vertu très solide couronnait toutes ces belles qualités."
1. Cherchez cinq synonymes et cinq antonymes de "beau".
2. Cherchez cinq exemples de vertu.
3. Quel est l'antonyme de "vertu" ? Quels sont les différents sens du mot trouvé ? Cherchez quatre mots de la même famille.
Ecrivez un portrait de Schariar en utilisant les procédés étudiés pour exprimer l'intensité.
Remettez les différents éléments de ce texte dans l'ordre.
1. Qui raconte cette histoire ? A qui ? Essayez de répondre en faisant un schéma.
2. Dans quel but cette histoire est-elle racontée ?
A
L'âne fut obligé de tirer la charrue tout ce jour-là; ce qui le fatigua d'autant plus qu'il était moins accoutumé à ce travail. Outre cela, il reçut tant de coups de bâton, qu'il ne pouvait se soutenir quand il fut de retour.
B
Cependant le bœuf était très content; il avait mangé tout ce qu'il y avait dans son auge, et s'était reposé toute la journée. Il se réjouissait d'avoir suivi les conseils de l'Éveillé; [...] il ne manqua pas de lui en faire un nouveau compliment lorsqu'il le vit arriver. L'âne ne répondit rien au bœuf, tant il avait de dépit d'avoir été si maltraité. [...]
C
Un jour qu'il était assis près d'eux, et qu'il se divertissait à voir jouer devant lui ses enfants, il entendit que le bœuf disait à l'âne : « L'Éveillé, que je te trouve heureux quand je considère le repos dont tu jouis, et le peu de travail qu'on exige de toi ! [...] La manière dont on me traite est bien différente, et ma condition est aussi malheureuse que la tienne est agréable. Il est à peine minuit qu'on m'attache à une charrue que l'on me fait traîner tout le long du jour en fendant la terre [...]. D'ailleurs, le laboureur qui est toujours derrière moi ne cesse de me frapper. A force de tirer la charrue, j'ai le cou tout écorché. [...] »
L'âne n'interrompit pas le bœuf; il lui laissa dire tout ce qu'il voulut; mais quand il eut achevé de parler : « [...]. Lorsqu'on vient vous attacher à l'auge, que ne faites-vous résistance ? que ne donnez-vous de bons coups de cornes ? que ne marquez-vous votre colère en frappant du pied contre terre ? pourquoi, enfin, n'inspirez-vous pas la terreur par des beuglements effroyables ? La nature vous a donné les moyens de vous faire respecter, et vous ne vous en servez pas.» [...]
D
Le lendemain de bon matin, le laboureur vint prendre le bœuf; il l'attacha à la charrue, et le mena au travail ordinaire. Le bœuf, qui n'avait pas oublié le conseil de l'âne, fit fort le méchant ce jour-là, et le soir, lorsque le laboureur, l'ayant ramené à l'auge, voulut l'attacher comme de coutume, le malicieux animal, au lieu de présenter ses cornes de lui-même, se mit à faire le rétif et à reculer en beuglant, baissa même ses cornes, comme pour en frapper le laboureur. Il fit enfin tout le manège que l'âne lui avait enseigné. Le jour suivant, le laboureur vint le reprendre pour le ramener au labourage; mais, trouvant l'auge encore remplie des fèves et de la paille qu'il y avait mises le soir, et le bœuf couché par terre, les pieds étendus, et haletant d'une étrange façon, il le crut malade; il en eut pitié, et, jugeant qu'il serait inutile de le mener au travail, il alla aussitôt en avertir le marchand.
Le marchand vit bien que les mauvais conseils de l'Eveillé avaient été suivis, et pour le punir comme il le méritait : « Va, dit-il au laboureur, prends l'âne à la place du bœuf, et ne manque pas de lui donner bien de l'exercice. » Le laboureur obéit.
E
Un marchand très riche avait plusieurs maisons à la campagne, où il faisait nourrir une grande quantité de toute sorte de bétail. Il se retira avec sa femme et ses enfants à une de ses terres pour la faire valoir par lui-même. Il avait le don d'entendre le langage des bêtes. [...] Il y avait à une même auge un bœuf et un âne.
F
En cet endroit le grand vizir, s'adressant à Schéhérazade, lui dit : « Ma fille, vous faites comme cet âne, vous vous exposez à vous perdre par votre fausse prudence. Croyez-moi, demeurez en repos, et ne cherchez point votre mort. »
Le Vizir a raconté l'histoire du bœuf, de l'âne et du laboureur pour convaincre Schéhérazade de renoncer à son projet. A son tour, Schéhérazade raconte une petite fable pour convaincre son père qu'il faut parfois prendre des risques.
"Mon père, j'ai bien compris ce que vous voulez me dire. Mais laissez-moi à mon tour vous raconter une histoire..."
1. Soulignez les verbes conjugués au passé simple dans votre texte.
2. Recopiez-les au crayon de bois dans le tableau ci-dessous.
| 1er groupe | 2ème groupe | 3ème groupe | |||
| Je | |||||
| Tu | |||||
| Il | |||||
| Nous | |||||
| Vous | |||||
| Ils | |||||
1. Conjuguez les verbes suivants au passé simple à toutes les personnes : marcher, finir, aller, dire, faire, voir, savoir, vouloir, pouvoir, venir.
2. Corrigez votre propre texte à l'aide de ce que vous venez de voir.
1. D'après les indications données dans le texte, indiquez qui sont les trois personnages représentés sur l'image.
2. Sur l'histoire du pêcheur :
a ) Résumez les différentes étapes de l'histoire du pêcheur.
b ) Trouvez un bref récit encadré à l'intérieur de l'histoire du pêcheur : Qui le raconte ? A qui ?
c ) Le génie a voulu tuer un innocent : en quoi cette histoire contient-elle une morale pour le Sultan Schahriar ?
Les Mille et Une Nuits. Illustration de Léon Carré (1878-1942). Ed. Piazza, Paris 1929-1932, 12 vol. BNF, Réserve des Livres rares
Enfin le père, poussé à bout par la fermeté de sa fille, [...] alla, dès ce moment, trouver Schahriar, pour lui annoncer que la nuit prochaine il lui mènerait Schéhérazade. [...] Schahriar accepta l'offre de son ministre, et lui dit qu'il n'avait qu'à lui amener sa fille quand il lui plairait. Le grand vizir alla porter cette nouvelle à Schéhérazade, qui la reçut avec autant de joie que si elle eût été la plus agréable du monde. Elle remercia son père de l'avoir si sensiblement obligée, et, voyant qu'il était accablé de douleur, elle lui dit, pour le consoler, qu'elle espérait qu'il ne se repentirait pas de l'avoir mariée avec le sultan, et qu'au contraire il aurait sujet de s'en réjouir tout le reste de sa vie. [...]
L'heure de se coucher étant enfin venue, le grand vizir conduisit Schéhérazade au palais, et se retira après l'avoir introduite dans l'appartement du sultan. Ce prince ne se vit pas plus tôt avec elle, qu'il lui ordonna de se découvrir le visage. Il la trouva si belle, qu'il en fut charmé; mais s'apercevant qu'elle était en pleurs, il lui en demanda le sujet. « Sire, répondit Schéhérazade, j'ai une sœur que j'aime aussi tendrement que j'en suis aimée. Je souhaiterais qu'elle passât la nuit dans cette chambre, pour la voir et lui dire adieu encore une fois. Voulez-vous bien que j'aie la consolation de lui donner ce dernier témoignage de mon amitié ? » Schahriar y ayant consenti, on alla chercher Dinarzade, qui vint en diligence. Le sultan se coucha avec Schéhérazade, sur une estrade fort élevée, à la manière des monarques de l'Orient, et Dinarzade dans un lit qu'on lui avait préparé au bas de l'estrade.
Une heure avant le jour, Dinarzade s'étant réveillée [...] : « Ma chère sœur, s'écria-t-elle, si vous ne dormez pas, je vous supplie, en attendant le jour qui paraîtra bientôt, de me raconter un de ces contes agréables que vous savez. Hélas! ce sera peut-être la dernière fois que j'aurai ce plaisir. »
Schéhérazade, au lieu de répondre à sa sœur, s'adressa au sultan : « Sire, dit-elle, Votre Majesté veut-elle bien me permettre de donner cette satisfaction à ma sœur ?
–Très volontiers », répondit le sultan. Alors Schéhérazade dit à sa sœur d'écouter; et puis, adressant la parole à Schahriar, elle commença de la sorte : …
Relevez tous les éléments du merveilleux : créatures merveilleuses, évènements extraordinaires, objets et pouvoirs magiques.
Sire, il y avait autrefois un pêcheur fort âgé et si pauvre, qu'à peine pouvait-il gagner de quoi faire subsister sa femme et trois enfants dont sa famille était composée. Il allait tous les jours à la pêche de grand matin […].
Il partit un matin au clair de la lune, et se rendit au bord de la mer, il se déshabilla, et jeta ses filets. Comme il les tirait vers le rivage, il sentit d'abord de la résistance; il crut avoir fait une bonne pêche, et s'en réjouissait déjà en lui-même. Mais un moment après, s'apercevant qu'au lieu de poisson il n'y avait dans ses filets que la carcasse d'un âne, il eut beaucoup de chagrin d'avoir fait une si mauvaise pêche. Cependant quand il eut raccommodé ses filets que la carcasse de l'âne avait rompus en plusieurs endroits, il les jeta une seconde fois. […]
Quand il jugea qu'il devait y avoir du poisson, il les retira comme auparavant avec assez de peine. Il n'y en avait pas pourtant; mais il y trouva un vase de cuivre jaune, qui, à sa pesanteur, lui parut plein de quelque chose, et il remarqua qu'il était fermé et scellé de plomb, avec l'empreinte d'un sceau. [...]
Il prit son couteau, et, avec un peu de peine, il l'ouvrit. [...] Il en sortit une fumée fort épaisse, qui l'obligea de reculer deux ou trois pas en arrière. Cette fumée s'éleva jusqu'aux nues, et, s'étendant sur la mer et sur le rivage, forma un gros brouillard : spectacle qui causa, comme on peut se l'imaginer, un étonnement extraordinaire au pêcheur. Lorsque la fumée fut toute hors du vase, elle se réunit et devint un corps solide, dont il se forma un génie deux fois aussi haut que le plus grand de tous les géants. [...]
« Salomon, s'écria d'abord le génie, Salomon, grand prophète de Dieu, pardon, pardon ! [...] »
Le pêcheur n'eut pas sitôt entendu les paroles que le génie avait prononcées, qu'il se rassura et lui dit : « Esprit superbe, que dites-vous ? Il y a plus de dix-huit cents ans que Salomon, le prophète de Dieu, est mort, et nous sommes présentement à la fin des siècles. Apprenez-moi votre histoire, et pour quel sujet vous étiez enfermé dans ce vase. [...]
- Je suis un de ces esprits rebelles qui se sont opposés à la volonté de Dieu. [...] Pour me punir, Salomon m'enferma dans ce vase de cuivre, et, afin de s'assurer de moi, et que je ne pusse pas forcer ma prison, il imprima lui-même sur le couvercle de plomb son sceau. [...] Durant le premier siècle de ma prison, je jurai que si quelqu'un m'en délivrait avant les cent ans achevés, je le rendrais riche, même après sa mort. Mais le siècle s'écoula, et personne ne me rendit ce bon office. Pendant le second siècle, je fis serment d'ouvrir tous les trésors de la terre à quiconque me mettrait en liberté; mais je ne fus pas plus heureux. Dans le troisième, je promis de faire puissant monarque mon libérateur, d'être toujours près de lui en esprit, et de lui accorder chaque jour trois demandes, de quelque nature qu'elles pussent être; mais ce siècle se passa comme les deux autres, et je demeurai toujours dans le même état. Enfin, chagrin, ou plutôt enragé de me voir prisonnier si longtemps, je jurai que si quelqu'un m'en délivrait dans la suite, je le tuerais impitoyablement, et ne lui accorderais point d'autre grâce que de lui laisser le choix du genre de mort dont il voudrait que je le fisse mourir. C'est pourquoi, puisque tu es venu ici aujourd'hui, et que tu m'as délivré, choisis comment tu veux que je te tue. » [...]
La nécessité donne de l'esprit. Le pêcheur s'avisa d'un stratagème. « Puisque je ne saurais éviter la mort, dit-il au génie, je me soumets donc à la volonté de Dieu. Mais avant que je choisisse un genre de mort, je vous conjure, par le grand nom de Dieu [...] de me dire la vérité sur une question que j'ai à vous faire. [...] Je voudrais savoir si effectivement vous étiez dans ce vase; oseriez-vous en jurer par le grand nom de Dieu ?
-Oui, répondit le génie, je jure par ce grand nom que j'y étais, et cela est très véritable.
-En bonne foi, répliqua le pêcheur, Je ne puis vous croire. Ce vase ne pourrait pas seulement contenir un de vos pieds; comment se peut-il que votre corps y ait été renfermé tout entier ?
-Je te jure pourtant, repartit le génie, que j'y étais tel que tu me vois. Est-ce que tu ne me crois pas, après le grand serment que je t'ai fait ?
-Non vraiment, dit le pêcheur; et je ne vous croirai point, à moins que vous ne me fassiez voir la chose. »
Alors il se fit une dissolution du corps du génie, qui se changeant en fumée, s'étendit comme auparavant sur la mer et sur le rivage, et qui, se rassemblant ensuite, commença de rentrer dans le vase, et continua de même par une succession lente et égale, jusqu'à ce qu'il n'en restât plus rien au dehors. Aussitôt il en sortit une voix qui dit au pêcheur : « Eh bien, incrédule pêcheur, me voici dans le vase; me crois-tu présentement ? »
Le pêcheur, au lieu de répondre au génie, prit le couvercle de plomb, et ayant fermé promptement le vase : « Génie, lui cria-t-il, demande-moi grâce à ton tour, et choisis de quelle mort tu veux que je te fasse mourir. Mais non, il vaut mieux que je te rejette à la mer, dans le même endroit d'où je t'ai tiré. [...] »
Le génie n'épargna rien pour tâcher de toucher le pêcheur : « Ouvre le vase, lui dit-il, donne-moi la liberté, je t'en supplie; je te promets que tu seras content de moi.
-Tu n'es qu'un traître, repartit le pêcheur. Je mériterais de perdre la vie, si j'avais l'imprudence de me fier à toi. Tu ne manquerais pas de me traiter de la même façon qu'un certain roi grec traita le médecin Douban. C'est une histoire que je te veux raconter; écoute : … »
"Sire, il y avait autrefois un pêcheur fort âgé et si pauvre, qu'à peine pouvait-il gagner de quoi faire subsister sa femme et trois enfants. Il allait tous les jours à la pêche de grand matin […].
Il partit un matin au clair de la lune, et se rendit au bord de la mer, il se déshabilla, et jeta ses filets. Comme il les tirait vers le rivage, il sentit d'abord de la résistance; il crut avoir fait une bonne pêche, et s'en réjouissait déjà en lui-même. Mais un moment après, s'apercevant qu'au lieu de poisson il n'y avait dans ses filets que la carcasse d'un âne, il eut beaucoup de chagrin d'avoir fait une si mauvaise pêche."
1. Classez les verbes en gras dans le tableau suivant :
| Actions qui se produisent à un moment précis et unique et qui font avancer l'histoire | Actions qui durent ou se répètent | Précisions sur les décors ou les personnages ( qui ne font pas avancer l'histoire ) |
2. En observant le tableau, essayez de formuler une règle sur l'utilisation du passé simple et de l'imparfait ? Quand utilise-t-on l'un ? Quand utilise-t-on l'autre ?
Conjuguez les verbes entre parenthèses aux temps appropriés.
Sire, il y avait autrefois un marchand qui ( posséder ) de grands biens. [...] Un jour qu'une affaire d'importance l'( appeler ) assez loin du lieu qu'il ( habiter ), il ( monter ) à cheval et ( partir ) avec une valise derrière lui, dans laquelle il avait mis une petite provision de biscuits et de dattes, parce qu'il ( avoir ) un pays désert à passer, où il n'aurait pas trouvé de quoi vivre. [...]
Le quatrième jour de sa marche, [...] il se ( détourner ) de son chemin pour aller se rafraîchir. [...] En mangeant les dattes, il en ( jeter ) les noyaux à droite et à gauche. Lorsqu'il ( avoir ) achevé ce repas frugal, comme il ( être ) bon musulman, il se ( laver ) les mains, le visage et les pieds, et fit sa prière…
1. Indiquez, pour chacun des textes lus pendant la séquence, qui est l'énonciateur, qui est le destinataire par un schéma : L'histoire du Sultan Schahriar ; L'âne, le bœuf et le laboureur ; La ruse de schéhérazade ; Le pêcheur et le génie ; Le roi grec et le médecin Douban.
2. Quel est le point commun entre les deux contes racontés par Schéhérazade ?
3. Que peuvent-ils apporter au Sultan Schariar ?
Il y avait au pays de Zouman, dans la Perse, un roi [...] couvert de lèpre; et ses médecins, après avoir inutilement employé tous leurs remèdes pour le guérir, ne savaient plus que lui ordonner, lorsqu'un très habile médecin, nommé Douban, arriva dans sa cour. [...]
« Sire, lui dit-il, je sais que tous les médecins dont Votre Majesté s'est servie n'ont pu la guérir de sa lèpre; mais si vous voulez bien me faire l'honneur d'agréer mes services, je m'engage à vous guérir [...]. » Le roi écouta cette proposition. « Si vous êtes assez habile homme, répondit-il, pour faire ce que vous dites, je promets de vous enrichir, vous et votre postérité. [...] »
Le roi fit ce qu'on lui disait [...]. Il s'en trouva fort bien; car le lendemain, en se levant, il s'aperçut, avec autant d'étonnement que de joie, que sa lèpre était guérie et qu'il avait le corps aussi net que s'il n'eût jamais été attaqué de cette maladie. D'abord qu'il fut habillé, il entra dans la salle d'audience publique où il monta sur son trône, et se fit voir à tous ses courtisans, que l'empressement d'apprendre le succès du nouveau remède y avait fait aller de bonne heure. Quand ils virent le roi parfaitement guéri, ils en firent tous paraître une extrême joie.
Le médecin Douban entra dans la salle et s'alla prosterner au pied du trône la face contre terre. Le roi l'ayant aperçu, l'appela, le fit asseoir à son côté et le montra à l'assemblée, en lui donnant publiquement toutes les louanges qu'il méritait. [...]
Or, ce roi avait un grand vizir qui était avare, envieux et naturellement capable de toutes sortes de crimes. Il n'avait pu voir sans peine les présents qui avaient été faits au médecin, dont le mérite d'ailleurs commençait à lui faire ombrage; il résolut de le perdre dans l'esprit du roi. Pour y réussir, il alla trouver ce prince, et lui dit en particulier qu'il avait un avis de la dernière importance à lui donner. Le roi lui ayant demandé ce que c'était : « Sire, lui dit-il, [...] c'est un traître qui ne s'est introduit dans cette cour que pour vous assassiner. [...] Le moyen le plus sûr et le plus prompt pour assurer votre repos et mettre votre vie en sûreté, c'est d'envoyer chercher tout à l'heure le médecin Douban, et de lui faire couper la tête dès qu'il sera arrivé.
-Véritablement, reprit le roi, je crois que c'est par là que je dois prévenir son dessein. » En achevant ces paroles, il appela un de ses officiers et lui ordonna d'aller chercher le médecin, qui, sans savoir ce que le roi lui voulait, courut au palais en diligence. « Sais-tu bien, dit le roi en le voyant, pourquoi je te mande ici ?
- Non, Sire, répondit-il, et j'attends que Votre Majesté daigne m'en instruire.
- Je t'ai fait venir, reprit le roi, pour me délivrer de toi en te faisant ôter la vie. […]
- Sire, dit-il, quel sujet peut avoir Votre Majesté de me faire mourir ? Quel crime ai-je commis ?
- J'ai appris de bonne part, répliqua le roi, que tu es un espion, et que tu n'es venu dans ma cour que pour attenter à ma vie : mais pour te prévenir, je veux te ravir la tienne. Frappe, ajouta-t-il au bourreau qui était présent. » [...] Le bourreau lui banda les yeux, lui lia les mains, et se mit en devoir de tirer son sabre. […]
Le médecin étant à genoux, les yeux bandés, et prêt à recevoir le coup qui devait terminer son sort, s'adressa encore une fois au roi : « Sire, lui dit-il, puisque Votre Majesté ne veut point révoquer l'arrêt de ma mort, je la supplie du moins de m'accorder la liberté d'aller jusque chez moi donner ordre à ma sépulture, dire le dernier adieu à ma famille, faire des aumônes, et léguer mes livres à des personnes capables d'en faire un bon usage. J'en ai un, entre autres, dont je veux faire présent à Votre Majesté : c'est un livre fort précieux et très digne d'être soigneusement gardé dans votre trésor.
-Et pourquoi ce livre est-il aussi précieux que tu le dis ? répliqua le roi.
-Sire, repartit le médecin, c'est qu'il contient une infinité de choses curieuses, dont la principale est que, quand on m'aura coupé la tête, si Votre Majesté veut bien se donner la peine d'ouvrir le livre au sixième feuillet et lire la troisième ligne de la page à main gauche, ma tête répondra à toutes les questions que vous voudrez lui faire. » Le roi, curieux de voir une chose si merveilleuse, remit sa mort au lendemain, et l'envoya chez lui sous bonne garde.
Le médecin, pendant ce temps-là, mit ordre à ses affaires et comme le bruit s'était répandu qu'il devait arriver un prodige inouï après son trépas, les vizirs, les émirs, les officiers de la garde, enfin toute la cour se rendit le jour suivant dans la salle d'audience pour en être témoin.
On vit bientôt paraître le médecin Douban qui s'avança jusqu'au pied du trône royal avec un gros livre à la main, Là, il se fit apporter un bassin, sur lequel il étendit la couverture dont le livre était enveloppé; et présentant le livre au roi : « Sire, lui dit-il, prenez, s'il vous plaît, ce livre; et dès que ma tête sera coupée, commandez qu'on la pose dans le bassin. » [...]
La tête fut coupée si adroitement, qu'elle tomba dans le bassin; et elle fut à peine posée sur la couverture, que le sang s'arrêta. Alors, au grand étonnement du roi et de tous les spectateurs, elle ouvrit les yeux; et prenant la parole : « Sire, dit-elle, que Votre Majesté ouvre le livre. » Le roi l'ouvrit; et trouvant que le premier feuillet était comme collé contre le second, pour le tourner avec plus de facilité, il porta le doigt à sa bouche, et le mouilla de sa salive. Il fit la même chose jusqu'au sixième feuillet, et ne voyant pas d'écriture à la page indiquée : « Médecin, dit-il à la tête, il n'y a rien d'écrit.
-Tournez encore quelques feuillets, » repartit la tête. Le roi continua d'en tourner, en portant toujours le doigt à sa bouche, jusqu'à ce que, le poison dont chaque feuillet était imbu venant à faire son effet, ce prince se sentit tout à coup agité d'un transport extraordinaire; sa vue se troubla, et il se laissa tomber au pied de son trône avec de grandes convulsions.
Quand le médecin Douban, ou, pour mieux dire, sa tête, vit que le poison faisait son effet, et que le roi n'avait plus que quelques moments à vivre : « Tyran, s'écrie-t-elle, voilà de quelle manière sont traités les princes qui, abusant de leur autorité, font périr les innocents. Dieu punit tôt ou tard leurs injustices et leurs cruautés. » La tête eut à peine achevé ces paroles, que le roi tomba mort, et qu'elle perdit elle-même aussi le peu de vie qui lui restait.
« Sire, poursuivit Scheherazade, en s'adressant toujours à Schahriar, sitôt que le pêcheur eut finit l'histoire du roi grec et du médecin Douban, il en fit l'application au génie qu'il tenait toujours enfermé dans le vase.
-Si le roi grec, lui dit-il, eût voulu laisser vivre le médecin, Dieu l'aurait laissé vivre lui-même; mais il rejeta ses plus humbles prières, et Dieu l'en punit. Il en est de même de toi, ô génie! Si j'avais pu te fléchir et obtenir de toi la grâce que je te demandais, j'aurais présentement pitié de l'état où tu es; mais puisque, malgré l'extrême obligation que tu m'avais de t'avoir mis en liberté, tu as persisté dans la volonté de me tuer, je dois, à mon tour, être impitoyable.»
1. Relevez dans le texte des expressions servant à indiquer l'intensité et indiquez s'il s'agit de comparatif, de superlatif relatif, ou de superlatif absolu.
2. Faites le schéma des personnages des 1001 nuits.
3. Résumez en 5 phrases l'histoire des 1001 nuits.
Le sultan des indes ne pouvait s'empêcher d'admirer la mémoire prodigieuse de la sultane son épouse, qui lui fournissait toutes les nuits de nouveaux divertissements par tant d'histoires différentes.
Mille et une nuits s'étaient écoulées dans ces innocents amusements ; elles avaient même beaucoup aidé à diminuer les préventions fâcheuses du sultan contre la fidélité des femmes ; son esprit était adouci ; il était convaincu du mérite et de la grande sagesse de Schéhérazade ; il se souvenait du courage avec lequel elle s'était exposée volontairement à devenir son épouse, sans appréhender la mort à laquelle elle savait qu'elle était destinée dès le lendemain, comme les autres qui l'avaient précédée.
Ces considérations et les autres belles qualités qu'il connaissait en elle le portèrent enfin à lui faire grâce. "Je vois bien, lui dit-il, aimable Schéhérazade, que vous êtes inépuisible dans vos petits contes : il y a assez longtemps que vous m'en divertissez ; vous avez apaisé ma colère, et je renonce volontiers, en votre faveur, à la loi cruelle que je m'étais imposée ; je vous remets entièrement dans mes bonnes grâces, et je veux que vous soyiez regardée comme la libératrice de toutes les filles qui devaient être immolées à mon juste ressentiment." La princesse se jeta à ses pieds, les embrassa tendrement, en lui donnant toutes les marques de la reconnaissance la plus vive et la plus parfaite.
Le grand vizir apprit le premier cette agréable nouvelle de la bouche même du sultan ; elle se répandit bientôt dans la ville et dans les provinces, ce qui attira au sultan et à l'aimable Schéhérazade, son épouse, mille louanges et mille bénédictions de tous les peuples de l'empire des Indes.
Les milles et une nuits, tome II, coll. Classiques Garnier, éd. Bordas, 1988
Un des contes des 1001 Nuits raconte l'histoire du Calife Haroun-al-Raschid. A la suite d'un concours de circonstances, le Calife fait la connaissance d'une belle jeune femme nommée Zobéide. Celle-ci lui raconte son histoire.
1. Hasarder : Tenter sa chance.
2. Cabinet : Petite pièce située à l'écart.
L'histoire que j'ai à raconter à Votre Majesté est une des plus surprenantes dont on ait jamais entendu parler. [...] Après la mort de notre père, [...] je formai le dessein de faire un voyage par mer, et de hasarder1 quelque chose dans le commerce. Pour cet effet, Je me rendis avec mes deux sœurs à Balsora, où j'achetai un vaisseau tout équipé, que je chargeai de marchandises que j'avais fait venir de Bagdad. Nous mîmes à la voile avec un vent favorable, et nous sortîmes bientôt du golfe Persique. Quand nous fûmes en pleine mer, nous prîmes la route des Indes; et, après vingt jours de navigation, nous vîmes terre. C'était une montagne fort haute, au pied de laquelle nous aperçûmes une ville de grande apparence. [...]
Je me fis débarquer seule, et j'allai droit à la porte de la ville. J'y vis une garde nombreuse de gens assis, et d'autres qui étaient debout avec un bâton à la main. Mais ils avaient tous l'air si hideux, que j'en fus effrayée. Remarquant toutefois qu'ils étaient immobiles, et qu'ils ne remuaient pas même les yeux, je me rassurai; et m'étant approchée d'eux, je reconnus qu'ils étaient pétrifiés. J'entrai dans la ville, et passai par plusieurs rues où il y avait des hommes, d'espace en espace, dans toutes sortes d'attitudes; mais ils étaient tous sans mouvement et pétrifiés. [...] Étant arrivé dans une vaste place au milieu de la ville, je découvris une grande porte couverte de plaques d'or, dont les deux battants étaient ouverts. [...] J'y entrai. [...]
Je passai dans plusieurs autres appartements et cabinets2 propres et magnifiques. [...] Cependant la nuit approchait, [...] lorsque j'entendis la voix d'un homme qui lisait l'Alcoran de la même manière et du ton que nous avons coutume de le lire dans nos temples. Cela me donna beaucoup de joie. [...] Prenant un flambeau pour me conduire, j'allai de chambre en chambre du côté où j'entendais la voix. Je m'arrêtai à la porte d'un cabinet. [...] Il y avait, comme dans nos temples, une niche qui marquait où il fallait se tourner pour faire la prière, des lampes suspendues et allumées, et deux chandeliers avec de gros cierges de cire blanche, allumés de même. Je vis aussi un petit tapis étendu, de la forme de ceux qu'on étend chez nous pour se poser dessus et faire sa prière. Un jeune homme de bonne mine, assis sur ce tapis, récitait avec grande attention l'Alcoran qui était posé devant lui sur un petit pupitre. [...] Je lui racontai en peu de mots d'où je venais, ce qui m'avait engagé à faire ce voyage, et de quelle manière j'avais heureusement pris port après une navigation de vingt jours. [...]
« Madame, me dit le jeune homme, [...] je vous dirai que cette ville était la capitale d'un puissant royaume, dont le roi mon père portait le nom. Ce prince, toute sa cour, les habitants de la ville et tous ses autres sujets étaient mages, adorateurs du feu et de Nardoun, ancien roi des géants rebelles à Dieu. Quoique né d'un père et d'une mère idolâtres, j'ai eu le bonheur d'avoir dans mon enfance pour gouvernante une bonne dame musulmane, qui savait l'Alcoran par cœur et l'expliquait parfaitement bien. « Mon prince, me disait-elle souvent, il n'y a qu'un vrai Dieu. Prenez garde d'en reconnaître et d'en adorer d'autres. » [...] Elle mourut; mais ce fut après m'avoir fait toutes les instructions dont j'avais besoin pour être pleinement convaincu des vérités de la religion musulmane. Depuis sa mort, j'ai persisté constamment dans les sentiments qu'elle m'a fait prendre, et j'ai en horreur le faux dieu Nardoun et l'adoration du feu.
Il y a trois ans et quelques mois que tout à coup une voix bruyante se fit entendre si distinctement par toute la ville, que personne ne perdit une de ces paroles qu'elle prononça : « HABITANTS, ABANDONNEZ LE CULTE DE NARDOUN ET DU FEU. ADOREZ LE DIEU UNIQUE, QUI FAIT MISERICORDE. » La même voix se fit entendre trois années de suite; mais, personne ne s'étant converti, le dernier jour de la troisième, à trois ou quatre heures du matin, tous les habitants généralement furent changés en pierres en un instant, chacun dans l'état et la posture où il se trouva. [...]
Je suis le seul sur qui Dieu n'ait pas fait tomber ce châtiment terrible. Depuis ce temps-là, je continue de le servir avec plus de ferveur que jamais; et je suis persuadé, ma belle dame, qu'il vous envoie pour ma consolation; je lui en rends des grâces infinies; car je vous avoue que cette solitude m'est bien ennuyeuse. » [...]
Dès que le jour parut, nous sortîmes du palais et nous nous rendîmes au port, où nous trouvâmes mes sœurs, le capitaine et mes esclaves fort en peine de moi. [...] Les matelots employèrent plusieurs jours à débarquer les marchandises que j'avais apportées, et à embarquer à leur place tout ce qu'il y avait de plus précieux dans le palais en pierreries, en or et en argent. [...] Enfin nous mîmes à la voile avec un vent tel que nous pouvions le souhaiter.
A. Le voyage de Zobéide ( 9 points )
1. "L'histoire que j'ai à raconter à Votre Majesté est une des plus surprenantes dont on ait jamais entendu parler."
a) D'après les indications du chapeau ( en haut à gauche ), dites qui est "je", et qui est "Votre Majesté". ( 2 points )
b) Comment appelle-t-on la construction soulignée ? ( 1 point )
2. a) Qui est Zobéide ? Pour quelle raison ce personnage part-il en navire ? ( 2 points )
b) Par rapport à l'histoire des 1001 nuits, comment appelle-t-on l'histoire de Zobéide ? ( 1 point )
3. Quelle est la particularité des habitants de la ville dans laquelle Zobéide arrive ? ( 1 point )
4. "Ils avaient tous l'air si hideux, que j'en fus effrayée."
a) Quelle est la construction utilisée ? ( 1 point )
b) Donnez deux synonymes de deux syllabes ou plus du mot "hideux". ( 1 point )
B. L'histoire du jeune prince ( 11 points )
1. a) Qu'est-ce que le jeune prince est en train de faire lorsque Zobéide le découvre ? ( 1 point )
b) Dans l'extrait suivant, relevez deux expressions servant à indiquer l'intensité et indiquez de quoi il s'agit : "Depuis ce temps-là, je continue de le servir avec plus de ferveur que jamais... je lui en rends des grâces infinies." ( 2 points )
2. a) Dans la phrase suivante, quelle est la construction utilisée : "Tout à coup une voix bruyante se fit entendre si distinctement par toute la ville, que personne ne perdit une de ces paroles qu'elle prononça." ( 1 point )
b) Quels événements merveilleux se produisent dans le récit du prince ? ( 1 point )
c) Qui est-ce qui est à l'origine de ces évènements merveilleux ? ( 1 point )
3. Résumez en quelques phrases l'histoire du jeune Prince. ( 2 points )
4. a) Par rapport à l'histoire de Zobéide, comment appelle-t-on l'histoire du jeune prince ? ( 1 point )
b) Faites un schéma pour indiquer les différents énonciateurs et destinataires de cette histoire. ( 2 points )