Cet ensemble de cours est consacré à l'étude d'une comédie de J. Anouilh. Elle vise à souligner les spécificités du texte théâtral et du registre comique.
| Outils de la langue | Ecriture | Lecture | Oral | |
| Connaissances | Les valeurs des modes indicatif, impératif et subjonctif Les conjugaisons du conditionnel, du futur, du présent de l'impératif et du présent du subjonctif les différents types de phrase |
Lire une comédie du XXème siècle |
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| Compétences |
Faire des paragraphes Écrire un texte cohérent et ponctué lisiblement, en respectant l'orthographe, en faisant des phrases correctes : écrire un dialogue dramatique |
Utiliser pour lire des outils appropriés : Comprendre le double statut d'un texte théâtral, l'organisation d'une pièce, les procédés dramatiques. |
Lire un texte à haute voix, sans hésiter, en respectant la ponctuation : lecture à plusieurs voix du texte dramatique |
1. D'après le titre et la liste des personnages, à quel genre d'histoire peut-on s'attendre ?
2. Observez le texte. Quelles sont les différentes graphies utilisées ? Pourquoi ces différences ?
Observez les énoncés en italique.
1. Quelles sont les différentes formes grammaticales de ces énoncés ?
2. Quel temps est utilisé ? Quelle est la valeur de ce temps ?
Après vous être mis par groupes de trois ou quatre, choisissez une scène parmi les scènes suivantes, entraînez-vous à la lire et mettez-la en scène pour la lire devant vos camarades:
1. Tableau I, de "Attention, on nous applaudit." (p. 119) à "...Et qu'on se le dise" (p. 121) (personnages: Eva, Hector, le crieur public)
2. Tableau I, de "Edgard, la situation est grave..." (p. 132) "Quittez Vichy" (p. 135) (personnages: Lady Hurf, Lord Edgard, Dupont-Dufort Père, Dupont-Dufort Fils)
3. Tableau I, de "Dom Petrus, nous allons accepter..." (p. 141) à "Pardon... Pardon, cher ami." (p. 143) et de "Ah! Biarritz était beau..." ( p. 144) à "...dont j'avais oublié de vous parler" (p. 145) (personnages: Peterbono, Gustave, Hector, Lady Hurf)
1. A l'aide des indications données dans les pages 119-134, faites le portrait des différents personnages, en indiquant ce qu'ils recherchent.
2. A partir de quel moment l'histoire commence-t-elle vraiment ?
3. Comment le spectateur apprend-il les informations nécessaires à la compréhension de l'histoire ?
Dans les passages suivants, quels sont les éléments de comique ? Comment pourrait-on les classer ?
1°) De "Eva, je ne t'ai pas raconté..." (p. 136) à "Que de deuils..." (p. 138)
2°) De "Dom Petrus, nous allons accepter..." (p. 141) à "...dont j'avais oublié de vous parler" (p. 145).
Dans le passage suivant, identifiez les éléments comique et classez-les en fonction des critères vus: de "Eh bien, fiston..." (p. 158) à "Il sort" ( p. 164).
Quelle est la situation de Gustave, d'après le dernier passage que vous avez étudié ? Pourquoi sa situation est-elle difficile ? Le terme de "dilemme" convient-il ?
1. Que s'apprête à faire Gustave quand Juliette le surprend ? De quelle façon s'adresse-t-il à Juliette ?
2. Dans la première partie (jusqu'à la longue réplique de Gustave), quel est le personnage qui mène la scène ?
3. Une fois Juliette attachée, Gustave se livre à une longue réplique. Comment voit-on que Gustave est tiraillé entre plusieurs désirs contradictoires ?
4. Dans la deuxième partie du passage (après la longue réplique de Gustave), quel est le personnage qui mène la scène ? Quel effet cela produit-il ?
5. Que répète Juliette plusieurs fois ? Comment sa façon de parler à Gustave évolue-t-elle ?
6. Quel est le sentiment qui domine dans ce passage ? Quel est l'effet produit ?
Comment peut-on appeler ce passage ? Vous paraît-il important dans l'action ? Quels procédés soulignent le changement de situation ?
Quels sont les différents obstacles à l'amour de Gustave et Juliette dans la pièce ?
1. Que veut Lady hurf ? Que veut Juliette ?
2. Comment ces désirs ou ces souhaits s'expriment-ils ? Répondez en relevant plusieurs expressions montrant la volonté, le souhait, l'ordre, etc.
3. Classez les différentes formes grammaticales relevées.
Comment la jeune fille apparaît-elle dans l'épreuve ? Décrivez le caractère de la jeune fille à l'aide de noms ou d'adjectifs précis.
1. Dans les passages suivants, identifiez les formes utilisées en précisant le mode et les temps verbal.
a) "Qu'est-ce que tu veux que cela nous fasse alors qu'il soit aventurieux ou même pis ? A ma place, tu l'aimerais tout de même, n'est-ce pas ? Mais pourquoi ses yeux sont-ils si durs lorsque je veux lui parler de lui ? S'il veut me séduire, ce qui doit être assez bien pour lui puisque je suis très riche, il devrait être tout le temps aimable, au contraire... Crois-tu qu'il préfère Eva ? Cela serait terrible..." (p. 168)
b) "Dans quelque temps, vous verrez, nous n'y penserons même plus. S'il y avait quelque chose qui vous plaisait ici, il faut me le dire. Je vous le laisserais, en souvenir. cela me ferait plaisir de vous faire un petit cadeau, quoi ! Oh ! Ne me regardez pas ainsi. Vous le voyez bien que je ne fais cela que parce que je ne peux pas faire autrement. Alors ? Laissez-moi faire mon boulot tranquillement." (p. 188)
c) "Gustave - Non, Juliette ! Vous ne savez pas ce que vous faites. Je ne veux pas. Vous ne pouvez pas me suivre. Qu'est-ce que vous feriez avec moi ?
Juliette - je vous aiderai. Je ferai le guet. Je sifflerai quand il viendra quelqu'un. Je sais très bien siffler. Tenez, écoutez."
2. Ecrivez les verbes au subjonctif présent
a) Raconte-nous une histoire qu'on (rire) un peu. b) Pourvu qu'il ( réussir) les dernières épreuves et qu'il (avoir) enfin son diplôme. c) C'est le plus gentil garçon qui (être). d) (Venir) qui voudra. e) Je souhaite que vous (gagner). f) Bien que j'(avoir) treize ans et que mon frère en (avoir) quinze, je suis le plus grand des deux.
3. Employez ces verbes à l'impératif présent à la 2ème pers. du sing.
a) (Essuyer) tes pieds avant d'entrer. b) Ne (traîner) pas en route. c) (Aller)-y à pied. d) Ne les (manger) pas toutes ce matin, (garder )-en une pour ce soir. e) (Eteindre) la lumière en partant. f) Ne ( cueillir) pas les fleurs qui poussent dans le jardin. g) (revenir) quand tu voudras.
4. Mettez les verbes au présent et précisez leur mode.
a) N'(attacher) aucune importance à ce que je (venir) de dire: je me suis emporté. b) Je veillerai personnellement à ce que vous (être) satisfait. c) Qu'on (courir) ou qu'on (marcher), on (parcourir) toujours la même distance. d) Il faudrait installer une pancarte qu'on (voir ) de loin. e) (S'en aller) et (savoir) que tu (être) désormais indésirable chez nous.
5. Précisez si les verbes sont au futur ou au conditionnel, puis écrivez-les correctement.
a) Je (être) contente si tu viens me voir. b) Si tu venais me voir, je ( être contente). c) Je ne (savoir) trop vous recommander d'aller voir ce film. d) Nous vous (être) reconnaissants de bien voulir répondre dans les meilleurs délais. e) Au cas où nous (arriver) en retard, il ne (falloir) pas nous attendre. f) Tu (voir), je (être) sage: je (faire) tout ce que tu me (dire).
1. Comment la pièce est-elle découpée ? Est-ce un découpage traditionnel ? Qu'est-ce que cela nous apprend sur la pièce ?
2. Tous les personnages sont-ils comiques ? Lesquels sont des caricatures ? Lesquels ont une personnalité plus réaliste ?
3. Qu'apportent la musique et la danse à la pièce ? Donnez un exemple.
4. Quelles sont les différentes tonalités qui apparaissent dans cette pièce ?
Ecrivez deux nouvelles variantes de cette scène: une variante sous forme de saynète théâtrale, l'autre sous forme de dialogue romanesque
RécitUn jour vers midi du côté du parc Monceau, sur la plate-forme arrière d'un autobus à peu près complet de la ligne S (aujourd'hui 84), j'aperçus un personnage au cou fort long qui portait un feutre mou enouré d'un galon tressé au lieu d'un ruban. Cet individu interpella tout à coup son voisin en prétendant que celui-ci faisait exprès de lui marcher sur les pieds chaque fois qu'il montait ou descendait des voyageurs. Il abandonna d'ailleurs rapidement la discussion pour se jeter sur une place devenue libre. Deux heures plus tard, je le revis devant la gare Saint-Lazare en grande conversation avec un ami qui lui conseillait de diminuer l'échancrure de son pardessus en en faisant remonter le bouton supérieur par quelque tailleur compétent. Raymond Queneau, Exercices de style, coll. Folio Plus, éd. Gallimard |
Lettre officielleJ'ai l'honneur de vous informer des faits suivants dont j'ai pu être le témoin aussi impartial qu'horrifié. Ce jour même, aux environs de midi, je me trouvais sur la plate-forme d'un autobus qui remontait la rue de Courcelles en direction de la place Champerret. Ledit bus était complet, plus que complet même, oserai-je dire, car le receveur avait pris en surcharge plusieurs impétrants, sans raison valable et mû par une bonté d'âme exagérée qui le faisait passer outre aux règlements et qui, par suite, frisait l'indulgence. A chaque arrêt, les allées et venues des voyageurs descendants et montants ne manquaient pas de provoquer une certaine bousculade qui incita l'un de ces voyageurs à protester, mais non sans timidité. Je dois dire qu'il alla s'assoir dès que la chose fut possible. J'ajouterai à ce bref récit cet addendum: j'eus l'occasion d'apercevoir ce voyageur quelque temps après en compagnie d'un personnage que je n'ai pu identifier. La conversation qu'ils échangeaient avec animation semblait avoir trait à des questions de nature esthétique. Etant donné ces conditions, je vous prie de vouloir bien, Monsieur, m'indiquer les conséquences que je dois tirer de ces faits et l'attitude qu'ensuite il vous semblera bon que je prenne dans la conduite de ma vie subséquente. Dans l'attente de votre réponse, je vous assure, Monsieur, de ma parfaite considération empressée au moins. Raymond Queneau, Exercices de style, coll. Folio Plus, éd. Gallimard |
EnsemblisteDans l'autobus S considérons l'ensemble A des voyageurs assis et l'ensemble D des voyageurs debout. A un certain arrêt, se trouve l'ensemble P des voyageurs qui attendent. Soit C l'ensemble des voyageurs qui montent; c'est un sous-ensemble de P et il est lui-même l'union de C' l'ensemble des voyageurs qui restent sur la plate-forme et de C'' l'ensemble de ceux qui vont s'asseoir. Démontrer que l'ensemble C'' est vide. Z étant l'ensemble des zazous et {z} l'intersection de Z et de C', réduite à un seul élément. A la suite e la surjection des pieds de z sur ceux de y (élément quelconque de C' différent de Z), il se produit un ensemble M de mots prononcés par l'élément z. L'ensemble C'' étant devenu non vide, démontrer qu'il se compose de l'unique élément z. Soit maintenant P l'ensemble des piétons se trouvant devant la gare Saint-Lazare, {z}, {z'} l'intersection de Z et de P, B l'ensemble des boutons du pardessus de z, B' l'ensemble des emplacements possibles desdits boutons selon z', démontrer que l'injection de B dans B' n'est pas une bijection. Raymond Queneau, Exercices de style, coll. Folio Plus, éd. Gallimard |
PaysanJ'avions pas de ptits bouts de papiers avec un numéro dssus, mais jsommes tout dmême monté dans steu carriole. une fois que j'm'y trouvons sus steu plattforme de steu carriole qui z'appellent comm' ça eux zautres un autobus, jeum'sentons tout serré, tout gueurdi et tout racornissou. Enfin après qu'j'euyons paillé, je j'tons un coup d'oeil tout alentour de nott peursonne et qu'est-ceu queu jeu voyons-ti pas ? un grand flandrin avec un d'ces cous et un d'ces couv-la-tête pas ordinaires. Le cou, l'était trop long. L'chapiau, l'avait dla tresse autour, dame oui. Et pis, tout à coup, le voilà-ti pas qui s'met en colère ? Il a dit des paroles de la plus grande méchanceté à un pauv' meussieu qu'en pouvait mais et pis après ça l'est allé s'asseoir, le grand flandrin. Bin, c'est des choses qu'arrivent comme ça que dans une grande ville. Vous vous figurerez-vous-ti pas qu'l'avons dnouveau rvu, ce grand flandrin. Pas plus tard que deux heures après, dvant une grande bâtisse qui pouvait ben être queuqu'chose comme le palais de l'évêque de Pantruche, comme i disent eux zautres pour appeler leur ville par son petit nom. L'était là lgrand, qu'i sbaladait dlong en large avec un autt feignant dson espèce et qu'est-ce qu'i lui disait l'autt feignant dson espèce ? Li disait, l'autt feignant dson espèce, l'i disait: "Tu dvrais tfaire mett sbouton-là un ti peu plus haut, ça srait ben pluss chouette." Voilà cqu'i lui disait au grand flandrin, l'autt feignant dson espèce. Raymond Queneau, Exercices de style, coll. Folio Plus, éd. Gallimard |
Observez les deux extraits suivants et indiquez dans un tableau toutes les différences de forme.
ComédieACTE PREMIERScène I(Sur la plate-forme arrière d'un autobus S, un jour, vers midi.) LE RECEVEUR. - La monnaie, s'iou plaît. (Des voyageurs lui passent la monnaie.) Scène II(L'autobus s'arrête.) LE RECEVEUR. - Laissons descendre. Priorités ? Une priorité ! C'est complet. Drelin, drelin, drelin. ACTE SECONDScène I(Même décor.) PREMIER VOYAGEUR (jeune, long cou, une tresse autour du chapeau). - On dirait, monsieur, que vous le faîtes exprès de me marcher sur les pieds chaque fois qu'il passe des gens. SECOND VOYAGEUR (hausse les épaules). Scène II(Un troisième voyageur descend.) PREMIER VOYAGEUR (s'adressant au public). - Chouette ! une place libre ! J'y cours. (Il se précipite dessus et l'occupe.) ACTE TROISIEMEScène I(La Cour de Rome.) UN JEUNE ELEGANT (au premier voyageur, maintenant piéton ). - L'échancrure de ton pardessus est trop large. Tu devrais la fermer un peu en faisant remonter le bouton du haut. Scène II(A bord d'un autobus S passat devant la Cour de Rome. ) QUATRIEME VOYAGEUR. - Tiens, le type qui se trouvait tout à l'heure avec moi dans l'autobus et qui s'engueulait avec un bonhomme. Curieuse rencontre. J'en ferai une comédie en trois actes et en prose. Raymond Queneau, Exercices de style, coll. Folio Plus, éd.Gallimard |
InattenduLes copains étaient assis autour d'une table de café lorsque Albert les rejoignit. Il y avait là René, Robert, Adolphe, Georges, Théodore. - Alors ça va ? demanda cordialement Robert. - Ca va, dit Albert. Il appela le garçon. - Pour moi, ce sera un picon, dit-il. Adolphe se tourna vers lui: - Alors, Albert, quoi de neuf ? - Pas grand-chose. - Il fait beau, dit Robert. - Un peu froid, dit Adolphe. - Tiens, j'ai vu quelque chose de drôle aujourd'hui, dit Albert. - Il fait chaud tout de même, dit Robert. - Quoi ? demanda René. - Dans l'autobus, en allant déjeuner, répondit Albert. - Quel autobus ? - L'S. - Qu'est-ce que tu as vu ? demanda Robert. - J'en ai attendu trois au moins avant de pouvoir monter. - A cette heure-là ça n'a rien d'étonnant, dit Adophe. - Alors qu'est-ce que tu as vu ? demanda René. - On était serrés, dit Albert. - Belle occasion pour le pince-fesse. - Peuh ! dit Albert. Il ne s'agit pas de ça. - Raconte alors. - A côté de moi il y avait un drôle de type. - Comment ? demanda René. - Grand, maigre, avec un drôle de cou. - Comment ? - Comme si on lui avait tiré dessus. - Une élongation, dit Georges. - Et son chapeau, j'y pense: un drôle de chapeau. - Comment ? demanda René. - Pas de ruban, mais un galon tressé autour. - Curieux, dit Robert. - D'autre part, continua Albert, c'était un râleur ce type. - Pourquoi ça ? demanda René. - Il s'est mis à engueuler son voisin. - Pourquoi ça ? demanda René. - Il prétendait qu'il lui marchait sur les pieds. - Exprès ? demanda Robert. - Exprès, dit Albert. - Et après ? - Après ? Il est allé s'asseoir, tout simplement. - C'esst tout ? demanda rené. - Non. Le plus curieux c'est que je l'ai revu deux heures plus tard. - Où ça ? demanda René. - Devant la gare Saint-Lazare. - Qu'est-ce qu'il fichait là ? - Je ne sais pas, dit Albert. Il se promenait de long en large avec un copain qui lui faisait remarquer que le bouton de son pardessus était placé un peu trop bas. - C'est en effet le conseil que je lui donnais, dit Théodore. Raymond Queneau, Exercices de style, coll. Folio Plus, éd.Gallimard |