Le mystère de la chambre jaune

Cette courte séquence est consacrée à l'étude d'une oeuvre cinématographique.

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Connaissances

Compétences

Seance 01

L'énigme policière

Cette séance est destinée à réfléchir sur le genre policier et ses variantes

Observation
Deux attaques dans des bâtiments publics

Les deux extraits suivants présentent deux situations similiaires : à chaque fois, un ou deux individus isolés commettent des actes de violence sur les personnes présentes dans un bâtiment public.

  • La mémoire dans la peau : 18'55-22'20
  • Elephant : 9'-15'30 + 18'10-21'10

Quel regard est porté sur les deux séquences ? Qui regarde ? Comment voit-on les personnages ? Pourquoi ?

Synthèse

A partir des deux extraits proposés, expliquez deux façons différentes de montrer la violence. Quel est le but recherché par chacune ?

Seance 02

La question palestinienne

Cette séance est consacrée à une contextualisation de la question palestinienne

Rappel
1947

Un bateau transportant des Juifs survivants de la Shoah émigrant clandestinement d’Europe, l’Exodus, est refoulé par les autorités britanniques en arrivant en Palestine. L’affaire bouleverse le monde.

La Grande-Bretagne décide de porter la question de la Palestine devant l’Organisation des Nations Unies (ONU). Celle-ci présente un plan de partage qui prévoit la coexistence d’un État juif souverain (sur 55 % de la Palestine mandataire) et d’un État arabe souverain et un corpus separatum pour Jérusalem et Bethléem. Le plan est adopté en dépit de l’opposition des Arabes (résolution 181). Il entraîne de violents combats entre les deux parties.

La documentation française, Chronologie d'Israël : 3000 ans d'histoire, un État depuis 60 ans.

Observation

Le Monde Diplomatique, Philippe Rekacewicz — juillet 2003.

1. Israel: quatre morts dans un attentat-suicide.

Un Palestinien a sauté hier avec sa bombe près de Tel-Aviv.

Jérusalem, de notre correspondante

Une véritable psychose s'est de nouveau emparée d'Israël. Un Palestinien s'est fait sauter hier avec la bombe qu'il transportait sur un passage pour piétons, à une heure de grande affluence, en plein centre de la cité balnéaire de Netanya, au nord de Tel-Aviv. Cet attentat, qui a fait 4 morts (dont l'auteur de l'attentat) et près de 70 blessés, suit de trois jours une attaque-suicide qui avait fait un mort, jeudi, dans un taxi collectif sur une route du nord d'Israël. Il s'est surtout produit au lendemain d'une vraie déclaration de guerre des islamistes du Hamas. Dans un communiqué publié samedi, l'aile militaire du mouvement palestinien s'est dite prête à accueillir l'entrée en fonction du Premier ministre israélien, Ariel Sharon, par une vague d'attentats-suicide sans précédent: «Sharon va être surpris par la vigueur de notre attaque. A la minute où ce communiqué est rédigé, plus de dix martyrs sont prêts à aller frapper les sionistes.» Hier, le Hamas n'a pas revendiqué l'attentat de Netanya, déclarant ne pas en connaître l'auteur, mais il a salué cet acte de «résistance» contre «l'occupation» israélienne.

Détérioration. Preuve de la détérioration du climat dans la région, ce n'est pourtant pas le Hamas qui effraie le plus les dirigeants israéliens. Depuis plusieurs jours, ceux-ci ont entrepris de diaboliser l'Autorité palestinienne de Yasser Arafat, accusée de jouer main dans la main avec les extrémistes. Le chef d'état-major de l'armée israélienne, le général Shaul Mofaz, n'avait pas hésité, la semaine dernière, à qualifier l'Autorité palestinienne d'«entité terroriste», accusant de «hauts responsables de la sécurité» d'être impliqués dans des attaques contre des objectifs israéliens. Et, hier, le vice-ministre sortant de la Défense, Ephraïm Sneh, a imputé la responsabilité de l'attentat de Netanya à l'Autorité de Yasser Arafat. Selon les dirigeants israéliens, celle-ci chercherait à donner à la population israélienne un sentiment d'insécurité tel que le gouvernement Sharon serait amené à frapper de façon brutale les Palestiniens, entraînant une internationalisation du conflit. «Je crois que nous sommes assez intelligents pour éviter ce plaisir aux Palestiniens», affirmait hier un responsable israélien.

Bouclages. Avant le drame d'hier, l'armée et la police avaient déjà commencé à déployer au maximum leurs effectifs, notamment le long de la «ligne verte» qui sépare la Cisjordanie d'Israël. «Nous avons décidé de renforcer notre dispositif le long de la ligne de séparation pour éviter des infiltrations de groupes de terroristes et d'explosifs», avait affirmé à la radio, tôt dans la matinée, un des responsables de la police dans la région de Tel-Aviv. «Nous sommes présents notamment sur les routes, dans les grandes villes, dans les centres commerciaux, et nous avons reçu des renforts de la part de l'armée», avait-il ajouté en appelant la population à faire preuve de «vigilance et à signaler tout objet ou individu suspect à la police». Certaines villes de Cisjordanie ont été bouclées et isolées, Hébron par des monceaux de terre charriés par bulldozer, et Jéricho par des tranchées creusées autour de la ville. Si la situation devait s'aggraver, ces mesures pourraient être appliquées aux grandes villes du Nord comme Jénine.

Lynchage. La question qui taraude aujourd'hui les dirigeants israéliens, c'est de savoir s'il faut, pour rétablir l'ordre et la sécurité, entrer en zone A, c'est-à-dire à l'intérieur des territoires contrôlés par les Palestiniens. La tentation est très forte, d'autant que la rumeur donne l'Autorité palestienne proche de l'effondrement par asphyxie économique. Mais beaucoup ont conscience que ce serait mettre le pied dans un engrenage infernal et accélérer cette internationalisation du conflit que les Palestiniens attendent. Mais le plus grave reste la radicalisation en cours des deux populations. Hier à Netanya, la foule a lynché un ouvrier palestinien qui n'était pour rien dans la tragédie. L'homme, qui travaillait dans un marché voisin du lieu de l'explosion, a été attaqué à coups de barres de fer, de pieds et de poings sous les cris de «Chaque Arabe est un terroriste!». Il est hospitalisé dans un état grave. Le ministre sortant de la Sécurité publique, Shlomo Ben-Ami, a aussitôt exhorté ses compatriotes à «ne pas devenir une société de lyncheurs». Les Palestiniens, eux, étaient des milliers samedi à crier «Vengeance!» en enterrant trois des leurs, dont un garçon de 9 ans, tués par l'armée israélienne.

Ariel Sharon, qui essuie le quatrième attentat depuis son élection, a condamné l'attaque de Netanya en affirmant que son gouvernement d'union rétablirait la sécurité d'Israël. La mise sur pied de celui-ci n'est plus qu'une question de jours. Après les travaillistes et l'extrême droite vendredi, les ultraorthoxes du Shass semblaient prêts, hier soir, à participer à l'aventure.

Libération, SCHWARTZBROD Alexandra, 05/03/2001

2. Un enfant palestinien tué à Gaza

Un enfant palestinien âgé de moins de dix ans a été tué par un tir israélien dans le centre de la bande de Gaza près de la frontière avec Israël, ont indiqué une source médicale palestinienne et des témoins. Une personne a été blessée dans l'incident, a ajouté cette source.

Selon elle, l'enfant se trouvait près de la frontière entre la bande de Gaza et Israël, dans le secteur de Boureij, quand il a été atteint par un tir d'artillerie israélien. "L'armée mène une opération dans le centre de la bande de Gaza près de la clôture de sécurité pour éloigner des terroristes après plusieurs incidents impliquant des snipers qui ont tiré et blessé des citoyens israéliens", a affirmé une porte-parole de l'arme israélienne.

Selon elle, les forces israéliennes ont tiré "depuis le sol", une expression fréquemment utilisée par l'armée israélienne pour désigner des tirs d'artillerie, de chars ou de missiles sol-sol.

Au moins 6.331 personnes ont été tuées depuis le début de la seconde intifada en septembre 2000 et la plupart d'entre elles étaient palestiniennes.

Source : AFP, 06/04/2008

Recherche

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