La croisade des enfants
Objectifs culturels :
- Connaître un évènement historique
- Savoir reconnaître les personnages de la société médiévale et leurs caractéristiques
Objectifs de compétence :
- Savoir écrire une suite de récit avec changement de point de vue
- Savoir reconnaître les changements de point de vue et leurs effets
- Savoir reconnaître et utiliser les procédés de caractérisation implicite des personnages
- Savoir reconnaître et utiliser les constituants du récit
- Maîtriser les conjugaisons du présent de l’indicatif
Supports : La Croisade des Enfants, Marcel Schwob ( nouvelle du XIXème siècle )
Déroulement
1ère séance : Découverte des textes et de l’histoire
OBJECTIF : SAVOIR REPERER LES CHANGEMENTS DE NARRATEURS ET DE POINTS DE VUE
1°) Recherche : La croisade des enfants ( travail à la maison )
2°) Lecture : Trois récits ( travail individuel )
3°) Oral : Points communs et différences ( travail collectif )
4°) Recherche : Le cadre, l’histoire et les commentaires ( travail individuel )
5°) Synthèse : Les changements de narrateur ( travail individuel )
Recherche
Cherchez dans une encyclopédie des informations sur la croisade des enfants. ( 1212 )
Premier récit
Moi, pauvre Goliard, clerc misérable errant par les bois et les routes pour mendier, au nom de Notre-Seigneur, mon pain quotidien, j'ai vu un spectacle pieux et entendu les paroles des petits enfants. [...] Il y a des méchants qui crèvent les yeux aux petits, et leur scient les jambes et leur lient les mains, afin de les exposer et d'implorer la pitié. Voilà pourquoi j'ai eu peur en voyant tous ces enfants. Sans doute, Notre Seigneur les défendra. Je parle au hasard, car je suis rempli de joie. Je ris du printemps et de ce que j'ai vu. Mon esprit n'est pas très fort. [...] Je suis pareil à la sauterelle: car je bondis, de ci, de là, et je bourdonne, et parfois j'ouvre des ailes de couleur, et ma tête menue est transparente et vide. On dit que saint Jean se nourrissait de sauterelles dans le désert. Il faudrait en manger beaucoup. Mais saint Jean n'était point un homme fait comme nous.
Je suis plein d'adoration pour saint Jean, car il était errant et prononçait des paroles sans suite. Il me semble qu'elles devraient être plus douces. Le printemps aussi est doux, cette année. Jamais il n'y a eu tant de fleurs blanches et roses. [...] Tous ces enfants emplissaient la route comme un essaim d'abeilles blanches. Je ne sais pas d'où ils venaient. C'étaient de tout petits pèlerins. Ils avaient des bourdons de noisetier et de bouleau. Ils avaient la croix sur l'épaule; et toutes ces croix étaient de maintes couleurs. J'en ai vu de vertes, qui devaient être faites avec des feuilles cousues. Ce sont des enfants sauvages et ignorants. Ils errent vers je ne sais quoi. Ils ont foi en Jérusalem. Je pense que Jérusalem est loin, et Notre Seigneur doit être plus près de nous. Ils n'arriveront pas à Jérusalem. [...] Je me coucherai ici au soleil. C'est un endroit saint. Les pieds de Notre Seigneur ont sanctifié tous les endroits. Je dormirai. Jésus fasse dormir le soir tous ces petits enfants blancs qui portent la croix. En vérité, je le lui dis. J'ai grand sommeil. Je le lui dis, en vérité, car peut-être qu'il ne les a point vus, et il doit veiller sur les petits enfants. L’heure de midi pèse sur moi. Toutes choses sont blanches. Ainsi soit-il. Amen.
Second récit
Si vous voulez comprendre ce que je vais vous dire, sachez que j'ai la tête couverte d'un capuchon blanc et que je secoue un cliquet de bois dur. Je ne sais plus quel est mon visage, mais j'ai peur de mes mains. Elles courent devant moi comme des bêtes écailleuses et livides. Je voudrais les couper. J'ai honte de ce qu'elles touchent. Il me semble qu'elles font défaillir les fruits rouges que je cueille et les pauvres racines que j'arrache paraissent se flétrir sous elles. [...] Je suis solitaire et j'ai horreur. Mes dents seules ont gardé leur blancheur naturelle. [...] Je songe souvent au sang: je pourrai mordre avec mes dents; elles sont candides. [...] Voilà pourquoi j'ai guetté les enfants qui descendaient du pays de Vendôme vers cette forêt de la Loire. [...] Et derrière les autres marchait un enfant frais aux cheveux rouges. Je le marquai ; je bondis subitement; je lui saisis la bouche de mes mains affreuses. Il n'était vêtu que d'une chemise rude; ses pieds étaient nus et ses yeux restèrent placides. Et il me considéra sans étonnement. Alors, sachant qu'il ne crierait point, j'eus le désir d'entendre encore une voix humaine et j'ôtai mes mains de sa bouche, et il ne s'essuya pas la bouche. Et ses yeux semblaient ailleurs.
« Qui es-tu ? lui dis-je.
-Johannes le Teuton », répondit-il. Et ses paroles étaient limpides et salutaires.
« Où vas-tu ? » dis-je encore. Et il répondit :
« À Jérusalem, pour conquérir la Terre Sainte. » Alors je me mis à rire, et je lui demandai : « Où est Jérusalem ? Et il répondit :
-Je ne sais pas. Et je dis encore :
-Qu'est-ce que Jérusalem ? Et il répondit :
-C'est Notre Seigneur. »
Alors, je me mis à rire de nouveau et je demandai : « Qu'est-ce que ton Seigneur ? Et il me dit :
-Je ne sais pas ; il est blanc. »
Et cette parole me jeta dans la fureur et j'ouvris mes dents sous mon capuchon et je me penchai vers son cou frais et il ne recula point, et je lui dis : « Pourquoi n'as-tu pas peur de moi ? Et il dit :
-Pourquoi aurais-je peur de toi, homme blanc ? »
Alors de grandes larmes m'agitèrent, et je m'étendis sur le sol, et je baisai la terre de mes lèvres terribles, et je criai : « Parce que je suis lépreux !
Et l'enfant teuton me considéra, et dit limpidement :
-Je ne sais pas. »
Il n'a pas eu peur de moi! Il n'a pas eu peur de moi ! Ma monstrueuse blancheur est semblable pour lui à celle de son Seigneur. Et j'ai pris une poignée d'herbe et j'ai essuyé sa bouche et ses mains. Et je lui ai dit : « Va en paix vers ton Seigneur blanc, et dis-lui qu'il m'a oublié. »
Et l'enfant m'a regardé sans rien dire. Je l'ai accompagné hors du noir de cette forêt. Il marchait sans trembler. J'ai vu disparaître ses cheveux rouges au loin dans le soleil. Domine infantium, libera me! Que le son de mon cliquet de bois parvienne jusqu'à toi, comme le son pur des cloches! Maître de ceux qui ne savent pas, délivre-moi !
Troisième récit
Loin de l’encens et des chasubles, je puis très facilement parler à Dieu dans cette chambre dédorée de mon palais. C'est ici que je viens penser à ma vieillesse. [...]
A cette heure où je m'agenouille, blanc, dans cette cellule blanche dédorée, je souffre d'une forte angoisse, Seigneur [...]. Et aussi, je suis troublé en ce qui touche ton sépulcre. Il est toujours entouré par des infidèles. On n'a point su le leur reprendre. Personne n'a dirigé ta croix vers la Terre- Sainte; mais nous sommes plongés dans la torpeur. Les chevaliers ont déposé leurs armes et les rois ne savent plus commander. Et moi, Seigneur, je m'accuse et je frappe ma poitrine: je suis trop faible et trop vieux.
Maintenant, Seigneur, écoute ce chuchotement chevrotant qui monte hors de cette petite cellule de ma basilique et conseille-moi. Mes serviteurs m'ont apporté d'étranges nouvelles depuis les pays de Flandres et d'Allemagne jusqu'aux villes de Marseille et de Gênes. [...] Je ne sais par quel sortilège plus de sept mille enfants ont été attirés hors des maisons. Ils sont sept mille sur la route portant la croix et le bourdon. Ils n'ont point à manger; ils n'ont point d'armes; ils sont incapables et ils nous font honte. Ils sont ignorants de toute véritable religion. Mes serviteurs les ont interrogés. Ils répondent qu'ils vont à Jérusalem pour conquérir la Terre-Sainte. Mes serviteurs leur ont dit qu'ils ne pourraient traverser la mer. Ils ont répondu que la mer se séparerait et se dessécherait pour les laisser passer. Les bons parents, pieux et sages, s'efforcent de les retenir. Ils brisent les verrous pendant la nuit et franchissent les murailles. Beaucoup sont fils de nobles et de courtisanes. C'est grand-pitié. Seigneur, tous ces innocents seront livrés au naufrage et aux adorateurs de Mahomet. [...]
Est-ce un miracle ? Quel signe leur as-tu donné ? Les temps sont-ils venus ? Veux-tu qu'un homme très vieux, comme moi, soit pareil dans sa blancheur à tes petits enfants candides ? Sept mille! Bien que leur foi soit ignorante, puniras-tu l'ignorance de sept mille innocents ? Moi aussi, je suis Innocent. Seigneur, je suis innocent comme eux. Ne me punis pas dans mon extrême vieillesse. Les longues années m'ont appris que ce troupeau d'enfants ne peut pas réussir. Cependant, Seigneur, est-ce un miracle ? Ma cellule reste paisible, comme en d'autres méditations. Je sais qu'il n'est point besoin de t'implorer, pour que tu te manifestes ; mais moi, du haut de ma très grande vieillesse, du haut de ta papauté, je te supplie. Instruis-moi, car je ne sais pas. Seigneur, ce sont tes petits innocents. Et moi, Innocent, je ne sais pas, je ne sais pas.
Oral
Quels sont les points communs entre ces trois récits ? Quels sont les différences ? D’où viennent ces différences ?
Recherche sur l’ensemble des textes
1. Soulignez dans chaque texte les passages qui vous apportent des informations sur les personnages principaux. A quoi servent les passages qui ne sont pas soulignés ?
2. Qui sont les narrateurs de chaque texte ? Comment ces différents narrateurs ont-ils eu connaissance de cette troupe d’enfants ? En quoi cela affecte-t-il leur façon de raconter ?
3. Quelle est l’opinion de chacun des narrateurs sur cette « croisade » ? Quels narrateurs pensent qu’ils vont réussir ? Quels narrateurs pensent qu’ils vont échouer ? Pourquoi ?
Synthèse
Quelles sont les particularités de ce récit ? Qu’est-ce que ces particularités imposent au lecteur ?
Le narrateur
A. Distinguer auteur et narrateur
L’auteur est une personne réelle, un « être de chair et de sang », qui a écrit. Le narrateur est un « être d’encre et de papier », qui raconte une histoire dans laquelle vivent des personnages. La narrateur peut être lui-même un personnage impliqué dans l’histoire : dans ce cas, on voit avec ses yeux, on connaît ses pensées et ses sentiments.
Un narrateur peut changer au cours d’une histoire.
B. Rédiger une suite de texte
Si vous devez écrire une suite de texte, vous devez d’abord identifier le narrateur, puis reprendre le fil du récit en vous incarnant dans ce narrateur tout au long de votre rédaction.
2ème séance : La caractérisation des personnages
OBJECTIF : SAVOIR RECONNAITRE LES INFORMATIONS IMPLICITES
1°) Oral : Hypothèses sur l’identité et la personnalité des énonciateurs ( travail collectif )
2°) Recherche : Les indices donnés sur l’identité et la personnalité des deux personnages ( travail à deux )
3°) Synthèse : La caractérisation implicite des personnages ( travail collectif )
4°) Lecture cursive : Un quatrième récit ( travail individuel )
Oral
Quelle est l’identité de chacun des narrateurs ? Leur personnalité ? Leur situation ?
Recherche
A. Le narrateur du premier récit
1. Comment vit le premier narrateur ? Selon vous, qui est-ce ?
2. Observez le passage qui va de « je suis pareil… est doux, cette année. »
a ) Qu’est-ce qui amène le narrateur à parler de sauterelle ? De saint Jean ? Du printemps ?
b ) De quelle façon son récit avance-t-il ?Qu’en déduisez-vous sur sa personnalité ?
B. Le narrateur du second récit
Quel est l’aspect physique du second narrateur ? Où et comment vit-il ? Selon vous, qui est-ce ?
C. Le narrateur du troisième récit
Quelle est la situation du troisième narrateur ( physique, sociale, etc. ) ? Est-il riche ? Selon vous, qui est-ce ?
Synthèse
A quoi devez-vous faire attention pour comprendre l’identité et la personnalité des narrateurs ?
Quatrième récit
Nous trois, Nicolas qui ne sait point parler, Alain et Denis, nous sommes partis sur les routes pour aller vers Jérusalem. Il y a longtemps que nous marchons. Ce sont des voix blanches qui nous ont appelés dans la nuit. Elles appelaient tous les petits enfants. Elles étaient comme les voix des oiseaux morts pendant l'hiver. [...] Nous avons vu les premières fleurs et les premières feuilles et nous en avons tressé des croix. Nous avons chanté devant les villages, ainsi que nous avions coutume de faire pour l'an nouveau. Et tous les enfants couraient vers nous. Et nous avons avancé comme une troupe. Il y avait des hommes qui nous maudissaient, ne connaissant point le Seigneur. Il y avait des femmes qui nous retenaient par les bras et nous interrogeaient, et couvraient nos visages de baisers. Et puis il y a eu de bonnes âmes qui nous ont apporté des écuelles de bois, du lait tiède et des fruits. Et tout le monde avait pitié de nous. Car ils ne savent point où nous allons et ils n'ont point entendu les voix.
Sur la terre il y a des forêts épaisses, et des rivières, et des montagnes, et des sentiers pleins de ronces. Et au bout de la terre se trouve la mer que nous allons traverser bientôt. Et au bout de la mer se trouve Jérusalem. Nous n'avons ni gouvernants ni guides. Mais toutes les routes nous sont bonnes. Quoique ne sachant point parler, Nicolas marche comme nous, Alain et Denis, et toutes les terres sont pareilles, et pareillement dangereuses aux enfants. Partout il y a des forêts épaisses, et des rivières, et des montagnes, et des épines. Mais partout les voix seront avec nous. Il y a ici un enfant qui s'appelle Eustace, et qui est né avec ses yeux fermés. Il garde les bras étendus et il sourit. Nous ne voyons rien de plus que lui. C'est une petite fille qui le mène et qui porte sa croix. Elle s'appelle Allys. Elle ne parle jamais et ne pleure jamais; elle garde les yeux fixés sur les pieds d'Eustace, afin de le soutenir quand il trébuche. Nous les aimons tous les deux. [...]
Oh! que les choses de la terre sont belles! Nous ne nous souvenons de rien, parce que nous n'avons jamais rien appris. Cependant nous avons vu de vieux arbres et des rochers rouges. Quelquefois nous passons dans de longues ténèbres. Quelquefois nous marchons jusqu'au soir dans des prairies claires. [...]
On nous disait que nous rencontrerions dans les bois des ogres et des loups-garous. Ce sont des mensonges. Personne ne nous a effrayés; personne ne nous a fait de mal. Les solitaires et les malades viennent nous regarder , et les vieilles femmes allument des lumières pour nous dans les cabanes. On fait sonner pour nous les cloches des églises. Les paysans se lèvent des sillons pour nous épier. Les bêtes aussi nous regardent et ne s'enfuient point. Et depuis que nous marchons, le soleil est devenu plus chaud, et nous ne cueillons plus les mêmes fleurs. Mais toutes les tiges peuvent se tresser en mêmes formes, et nos croix sont toujours fraîches. Ainsi nous avons grand espoir , et bientôt nous verrons la mer bleue. Et au bout de la mer bleue est Jérusalem. Et le Seigneur laissera venir à son tombeau tous les petits enfants. Et les voix blanches seront joyeuses dans la nuit.
3ème séance : Ecriture
OBJECTIF : SAVOIR UTILISER LES PROCEDES DE CARACTERISATION IMPLICITE
Ecriture
Qui d’autre a pu voir passer cette troupe d’enfants ?
Imaginez et écrivez le récit d’un quatrième témoin ayant vu cette troupe d’enfants.
Vous prendrez soin de placer des indices dans le texte pour que votre lecteur puisse découvrir l’identité et la personnalité du narrateur.
4ème séance : Lecture et écoute des textes écrits
OBJECTIF : SAVOIR LIRE AVEC LES INTONATIONS APPROPRIEES
1°) Lecture et écoute de plusieurs textes écrits ( travail collectif )
2°) Echanges autour de chaque texte ( travail collectif )
Autour de chaque texte
A. La lecture
1. Le texte est-il bien déchiffré ? ( fluidité de la lecture, articulation des mots )
2. Le rythme des phrases est-il bien marqué ? ( respirations, pauses faibles ou fortes )
3. Le sens du texte est-il souligné par la lecture ? ( intonations, débit, pauses )
B. Le texte
1. Qui est le narrateur ? Quels indices permettent de découvrir son identité ?
2. Quelle est la personnalité du narrateur ? Quels indices permettent de découvrir sa personnalité ?
5ème séance : Distinguer « ai » et « est », « é » et « er »
OBJECTIF : SAVOIR DISTINGUER LES HOMOPHONES COURANTS
1°) Cacographie : extraits de textes d’élèves ( travail individuel )
2°) Synthèse : Distinguer « ai » et « est », « é » et « er »
3°) Application ( travail individuel )
4°) Dictée négociée ( travail à deux )
Extraits de textes d’élèves
Quelles erreurs ont été commises dans les phrases suivantes ?
I
Avec mes pas, je les est réveillés.
Mon museau en avant, je leur est demandé …
II
Je sais que je n’aurais pas aimé savoir mes enfants seuls…
Une petite fille est venue vers moi et m’a demander mon nom ; … elle m’a raconter son histoire.
J’ai faim ! Que pourrait-on mangé ?
Ils sont repartis dans la forêt pour trouvé la terre sainte.
Synthèse
Dégagez des règles simples qui vous permettent d’éviter chacune de ces erreurs.
Application
Corrigez les phrases suivantes.
Inutile de vous le caché, nous sommes très réputer dans cette ville.
Je suis parti demandé à un des enfants ce qu’il faisait là.
Je suis sorti d’un coup brusque pour les effrayés.
Elle a entendu une voix qui lu disait d’aller délivré le Seigneur…De nombreux jours ont passé des fois sans mangé.
Mes pauvres bêtes étaient affolées en entendant tout ce monde passé.
Dictée négociée
J’ai senti la terre trembl( é/er ) sous mes bottes boueuses, et j’ai vu un groupe d’enfants pass( é/er ) par-dessus ma barrière. Ils étaient pieds nus. Ils passaient sur les barbelés pieds nus et pas une seule fois ils n’ont tourn( é/er ) le regard dans ma direction. Ils sont rest( é/er ) fix( é/er ) sur un point qui m’était inconnu, moi qui ne connaît, depuis tout petit, que les terres de mes ancêtres.
Création d’un exercice à trous
Imaginez et rédigez trois phrases dans lesquelles vous placerez le plus possible de formes en « é » ou « er », « ai » ou « est » ; effacez la terminaison de ces mots, afin de laisser au lecteur le soin de les trouver.
Evaluation orthographe
Un matin, alors que j’allais cherch( é/er ) de l’eau, je me suis arrêt( é/er ) pour cueillir quelques fruits. Autour de ces buissons de groseilles, j’ai trouv( é/er ) une dizaine d’enfants endormis. Avec le bruit de mes pas, je les ai réveill( é/er ). Je leur ai demand( é/er ) où ils allaient, ils m’ont répondu « à Jérusalem ». En marchant, ma robe s’est prise dans les ronces, les enfants m’ont aid( é/er ) à m’en détach( é/er ). Et les enfants m’ont dit : « Va en paix, mon frère ».
Il paraît qu’ils sont des milliers à travers( é/er ) des centaines de kilomètres. C’est Louis mon ami chevalier qui les a observ( é/er ) dans un bois à quelques pas de là. Ils n’ont pas à mang( é/er ), ils sont fatigu( é/er ). C’est pour cette raison que j’ai demand( é/er ) au village de rassembl( é/er ) de la nourriture pour ces enfants. Et à ma grande surprise le village a donn( é/er ) beaucoup de nourriture ; pour ma part je leur ai donn( é/er ) ma récolte de carotte.
Nous allons vous racont( é/er ) une histoire qui a chamboul( é/er ) notre vie…
Cette histoire se passe au Moyen-Âge dans une grande ville nomm( é/er ) Paris. Nous sommes deux sœurs, n( é/er ) sous le signe des gémeaux. Inutile de vous le cach( é/er ), nous sommes très réput( é/er ) dans cette ville.
Nous prenions le thé, quand nous avons entendu une fanfare. Des enfants étaient entr( é/er ) dans la ville…
6ème séance : Les cinquième et sixième récits
OBJECTIF : SAVOIR RECONNAITRE LES PROCEDES DE CARACTERISATION IMPLICITE
1°) Oral : Hypothèses sur la fin de l’histoire ( travail collectif )
2°) Lecture : Les cinquième et sixième récits ( travail individuel )
3°) Recherche : Les narrateurs et l’histoire ( travail à deux )
4°) Prolongement : Les différences de points de vue ( travail individuel )
Cinquième récit
Aujourd'hui, quinzième du mois de septembre, l'année après l'incarnation de notre Seigneur douze cent et douze, sont venus en l'officine de mon maître Hugues Ferré plusieurs enfants qui demandent à traverser la mer pour aller voir le Saint-Sépulcre. Et pour ce que ledit Ferré n'a point assez de nefs marchandes dans le port de Marseille, il m'a commandé de requérir maître Guillaume Porc, afin de compléter le nombre. Les maîtres Hugues Ferré et Guillaume Porc mèneront les nefs jusqu'en Terre-Sainte pour l'amour de Notre Seigneur J.-C. Il y a présentement répandus autour de la cité de Marseille plus de sept mille enfants dont aucuns parlent des langages barbares. [...] La foule des enfants n'est point dans la cité, mais ils parcourent la grève en amassant des coquilles pour signes de voyage et on dit qu'ils s'étonnent des étoiles de mer et pensent qu'elles soient tombées vivantes du ciel afin de leur indiquer la route du Seigneur. Et de cet événement extraordinaire, voici ce que j'ai à dire : premièrement, qu'il est à désirer que maîtres Hugues Ferré et Guillaume Porc conduisent promptement hors de notre cité cette turbulence étrangère; secondement, que l'hiver a été bien rude, d'où la terre est pauvre cette année, ce que savent assez messieurs les marchands; troisièmement, que l'Eglise n'a été nullement avisée du dessein de cette horde qui vient du Nord, et qu'elle ne se mêlera pas dans la folie d'une armée puérile (turba infantium). Et il convient de louer maîtres Hugues Ferré et Guillaume Porc, autant pour l'amour qu'ils portent à notre bonne ville que pour leur soumission à Notre Seigneur, envoyant leurs nefs et les convoyant par ce temps d'équinoxe, et en grand danger d'être attaquées par les infidèles qui écument notre mer sur leurs felouques d'Alger et de Bougie.
Sixième récit
Je ne peux plus bien marcher, parce que nous sommes dans un pays brûlant, où deux méchants hommes de Marseille nous ont emmenés. Et d'abord nous avons été secoués sur la mer dans un jour noir, au milieu des feux du ciel. Mais mon petit Eustace n'avait point de frayeur parce qu'il ne voyait rien et que je lui tenais les deux mains. Je l'aime beaucoup, et je suis venue ici à cause de lui. Car je ne sais pas où nous allons. Il y a si longtemps que nous sommes partis. Les autres nous parlaient de la ville de Jérusalem, qui est au bout de la mer, et de Notre Seigneur qui serait là pour nous recevoir. Et Eustace connaissait bien Notre Seigneur Jésus, mais il ne savait point ce qu'est Jérusalem, ni une ville, ni la mer. Il s'est enfui pour obéir à des voix et il les entendait toutes les nuits. Il les entendait dans la nuit à cause du silence, car il ne distingue pas la nuit du jour. Et il m'interrogeait sur ces voix, mais je ne pouvais rien lui dire. Je ne sais rien, et j'ai seulement de la peine à cause d'Eustace. Nous marchions près de Nicolas, et d'Alain, et de Denis; mais ils sont montés sur un autre navire, et tous les navires n'étaient plus là quand le soleil a reparu. Hélas! que sont-ils devenus ? Nous les retrouverons quand nous arriverons près de Notre Seigneur. C'est encore très loin. On parle d'un grand roi qui nous fait venir, et qui tient en sa puissance la ville de Jérusalem. En cette contrée tout est blanc, les maisons et les vêtements, et le visage des femmes est couvert d'un voile. Le pauvre Eustace ne peut pas voir cette blancheur, mais je lui en parle, et il se réjouit. Car il dit que c'est le signe de la fin. Le Seigneur Jésus est blanc.
Recherche
A. Le cinquième récit
1. Où se trouvent les enfants ? Quels personnages leur offrent la possibilité de traverser la mer ? Pour quelle raison ?
2. Qui est le narrateur ? Quel est sa personnalité ? Justifiez votre réponse par des indices du texte.
B. Le sixième récit
1. Où se trouvent les enfants ? Que s’est-il passé sur les bateaux ? Dans quelle situation se trouvent-ils ?
2. Qui est le narrateur ? Quel est sa personnalité ? Justifiez votre réponse par des indices du texte.
Prolongement
1. Quel est le point de vue de chaque narrateur sur les deux armateurs des navires, H. Ferré et G. Porc ? D’où viennent ces différences de points de vue ?
2. Qu’est-ce que les informations du second récit permettent de comprendre sur le premier narrateur ?
7ème séance : La croisade des enfants
OBJECTIF : SAVOIR FAIRE UN RESUME
1°) Ecriture : L’histoire de ces enfants ( travail à deux )
2°) Notion : Le schéma narratif ( travail collectif )
3°) Oral : Mise en commun et écriture d’un résumé ( travail collectif )
4°) Comparaison : Le point de vue dans le résumé et dans les extraits ( travail collectif )
Ecriture
A l’aide des différents textes étudiés, reconstituez l’histoire complète de ces enfants, et écrivez-la au brouillon en organisant votre texte en paragraphes.
Construction du récit
Un récit est constitué de cinq éléments fondamentaux : la situation initiale ( la situation de départ, où l’on présente le lieu, l’époque et les personnages avant le commencement de l’histoire ), l’élément de perturbation ( qui vient bouleverser la situation initiale ), les péripéties ( le déroulement des évènements, qui entraîne une amélioration ou une dégradation de la situation ), l’élément de résolution ( où le problème posé trouve une réponse, et enfin la situation finale ( où l’on montre ce que deviennent les personnages après leurs « aventures » ). Ces cinq éléments peuvent être encadrés par une introduction et une conclusion.
Les points de vue
I. Définition
Dans un récit, on appelle narrateur celui qui raconte l'histoire. Les éléments du récit sont donc perçus et transmis par sa voix et son regard. Mais il arrive que le narrateur soit un personnage de l'histoire: c'est alors à travers la perception de ce dernier que nous parvient la scène.
Pour définir le regard à travers lequel une scène ou une histoire est racontée, on parle de point de vue. Repérer le point de vue dans un récit consiste donc à répondre à la question: « qui voit ? ».
II. Les différents points de vue
Il existe différents points de vue :
-le point de vue interne: l'histoire est racontée à travers le regard d'un personnage ;
Exemple :
-le point de vue omniscient (du latin omnis, tout, et scire, savoir) : l'histoire est racontée à travers le regard d'un narrateur qui sait et raconte tout de ses personnages, leurs pensées, leur passé, leur avenir, etc.
Exemple :
Mouvement populaire déclenché simultanément dans la région parisienne, en Rhénanie et en Italie du Nord, peu après l’émotion suscitée, à la Pentecôte 1212, par les processions ordonnées pour aider à la victoire sur les Sarrasins d’Espagne (Las Navas de Tolosa, 16 juill.). Malgré un nom qui vient de traductions incertaines et de documents tardifs, il est assuré que ce mouvement affecta fort peu de véritables enfants; ce furent surtout de pauvres gens désireux de donner une leçon aux chrétiens plus favorisés, chez qui l’idée de croisade s’émoussait. Toutefois, la raison profonde tient sans doute à la pression démographique, génératrice de migrations, qui était très forte dans les régions, précisément, où s’est développé ce nouvel enthousiasme pour la croisade; le bouleversement, pour la même raison, des structures familiales n’est pas non plus étranger au phénomène. Des éléments marginaux de la population se mêlèrent naturellement à un mouvement qui ne pouvait être contrôlé.
Parvenus dans les ports méditerranéens (Marseille, Gênes, Pise, Venise), la plupart des «croisés» furent refoulés et se dispersèrent; très peu rentrèrent chez eux, beaucoup ne survécurent pas aux rigueurs de l’hiver et à la misère. Quelques-uns réussirent à trouver un passage sur des bateaux qui partaient pour l’Orient; ceux qui ne moururent pas dans un naufrage au large de la Sardaigne furent finalement vendus comme esclaves en Égypte.
8ème séance : Les constituants du récit
OBJECTIF : REVOIR LES CONSTITUANTS DU RECIT
1°) Notion : Le système des personnages ( travail collectif )
2°) Application : Le système des personnages de la nouvelle ( travail à deux )
3°) Bilan : Les acquis en lecture et en écriture de la séquence ( travail collectif )
Le système des personnages
L’intrigue d’un récit s’organise autour du personnage central et des personnages secondaires. On peut schématiser les relations entre les différents personnages de la manière suivante :
« Objet »
Ce que le personnage central désire, ce qu’il veut obtenir ou conserver
Alliés
Ceux qui aident ou soutiennent le personnage central
Personnage central
« héros » ou « héroïne » du récit
Opposants
Ceux qui s’opposent ou résistent au personnage central
Il arrive fréquemment qu’à l’intérieur d’un récit, les relations entre les personnages évoluent. Un allié peut devenir un opposant, etc.
Application
Faites un schéma pour représenter le système des personnages de la nouvelle.
Bilan
Révisez les notions que vous avez apprises ou revues dans le domaine de la lecture et de l’écriture : la caractérisation des personnages, les récits ancrés ou coupés, l’utilisation et l’écriture du passé composé, la construction du récit.
La caractérisation des personnages
Pour comprendre un personnage, il faut prêter attention aux différentes informations que vous recueillez sur lui au fil de votre lecture.
a) Le portrait physique révèle souvent le mode de vie et la personnalité d'un personnage.
Exemple : les vêtements peuvent révéler la pauvreté ou la richesse d’un personnage.
b) Le comportement d'un personnage dévoile son caractère.
Exemple : Le comportement du lépreux montre son désespoir ; celui des enfants leur naïveté.
c) La manière de s'exprimer ( registre de langue, type de phrase...) traduit souvent le caractère, l'âge et le statut social du personnage. Exemple : Le langage de Goliard montre sa simplicité d’esprit.
Le portrait moral d'un personnage se déduit de ses paroles, de ses actes, de ses comportements, de ses rapports avec les autres... Certaines de ces indications sont dites dans le texte : elles sont explicites. D’autres doivent être devinées par le lecteur : elles sont implicites.
Récit ancré et récit coupé de la situation d’énonciation
On distingue deux types de récit: le récit ancré dans la situation d'énonciation et le récit coupé de la situation d'énonciation.
I. Le récit ancré dans la situation d'énonciation
C'est un récit qui comporte des indices clairs de la situation dans laquelle il est produit. Ces indices peuvent être des pronoms personnels ( je, tu ), des indications de temps ou de lieu qui font référence au moment et à l’endroit où l’on parle ( aujourd’hui, maintenant, demain, hier, ici, là-bas, etc. ). Les temps des verbes sont également des indices : le présent est le temps du moment où l’on parle, le passé composé et le futur font référence à ce moment. La lettre ou le journal intime sont des textes ancrés dans leur situation d'énonciation.
II. Le récit coupé de la situation d'énonciation
C'est un récit qui ne porte aucun indice de la situation dans laquelle il a été produit. C'est en général le cas dans un récit mené à la troisième personne.
ExemplesPronoms personnels utilisésCompléments de temps et de lieuTemps des verbes
Récit ancré dans la situation d’énonciationJournal intime
Lettre
Récit d’un événement procheJe, nous, tu, vousIci, dans ce lieu…
Hier, dans un an, demain…Présent, passé composé, futur
Récit coupé de la situation d’énonciationRécit d’un événement lointainIl, elle, ils, ellesLà, dans sa chambre…
La veille, un an plus tard…Passé simple…
Construction du récit
Un récit est constitué de cinq éléments fondamentaux : la situation initiale ( la situation de départ, où l’on présente le lieu, l’époque et les personnages avant le commencement de l’histoire ), l’élément de perturbation ( qui vient bouleverser la situation initiale ), les péripéties ( le déroulement des évènements, qui entraîne une amélioration ou une dégradation de la situation ), l’élément de résolution ( où le problème posé trouve une réponse, et enfin la situation finale ( où l’on montre ce que deviennent les personnages après leurs « aventures » ). Ces cinq éléments peuvent être encadrés par une introduction et une conclusion.
Les points de vue
I. Définition
Dans un récit, on appelle narrateur celui qui raconte l'histoire. Les éléments du récit sont donc perçus et transmis par sa voix et son regard. Mais il arrive que le narrateur soit un personnage de l'histoire: c'est alors à travers la perception de ce dernier que nous parvient la scène. Pour définir le regard à travers lequel une scène ou une histoire est racontée, on parle de point de vue. Repérer le point de vue dans un récit consiste donc à répondre à la question: « qui voit ? ».
II. Les différents points de vue
Il existe différents points de vue :
-le point de vue interne: l'histoire est racontée à travers le regard d'un personnage ;
Exemple :
-le point de vue omniscient (du latin omnis, tout, et scire, savoir) : l'histoire est racontée à travers le regard d'un narrateur qui sait et raconte tout de ses personnages, leurs pensées, leur passé, leur avenir, etc.
Exemple :
Evaluation Lecture - écriture
Récit du Kalandar
Gloire à Dieu! Loué soit le Prophète qui m'a permis d'être pauvre et d'errer par les villes en invoquant le Seigneur! [...] Dieu est grand! J'ai traversé les villes de Mossoul, et de Bagdad, et de Basrah, et j'ai connu Sala-ed-Din (Dieu ait son âme) et le sultan son frère Seïf-ed-Din, et, j'ai contemplé le Commandeur des Croyants . Je vis très bien d'un peu de riz que je mendie et de l'eau qu'on me verse dans ma calebasse . [...] Ici, sous le porche de ce bazar, je puis me reposer, et je saluerai les passants. Il y a de riches marchands d'étoffes et de joyaux qui se tiennent accroupis. Voici un caftan qui vaut bien mille dinars . Moi, je n'ai point besoin d'argent et je suis libre comme un chien.
Gloire à Dieu! Je me souviens, maintenant que je suis à l'ombre, du commencement de mon discours. [...] En effet, je viens de voir un grand nombre d'enfants chrétiens qui ont été achetés par le Commandeur des Croyants1. Je les ai vus sur la grand-route. Ils marchaient comme un troupeau de moutons. On dit qu'ils viennent du pays d'Egypte, et que les navires des Francs les ont débarqués là. [...]
Voici maintenant quelle était la disposition de ces enfants. Ils étaient vêtus de blanc, et ils portaient des croix cousues sur leurs vêtements. Ils ne paraissaient point savoir où ils se trouvaient, et ne semblaient pas affligés . Ils gardent les yeux dirigés constamment au loin. J'ai remarqué l'un d'eux qui était aveugle et qu'une petite mie tenait par la main. Beaucoup ont des cheveux roux et des yeux verts. [...] Loué soit notre Dieu qui fait bien tout ce qu'il fait et qui protège même ceux qui ne le confessent point. Dieu est grand ! J'irai maintenant demander ma part de riz dans la boutique de cet orfèvre, et proclamer mon mépris des richesses. S'il plaît à Dieu, tous ces enfants seront sauvés par foi.
Lecture
Toutes vos réponses devront être rédigées et justifiées par des références au texte.
I. L’histoire ( 8 points )
1. Dans quelle région du monde se trouve le narrateur ? Justifiez votre réponse. ( 2 points )
2. a ) Quel genre de personnes voit-il de l’endroit où il se trouve ? ( 1 point )
b ) Dans ce texte, que désigne le mot « bazar » ? ( 1 point )
c ) Dans quel endroit de la ville se trouve-t-il ? ( 1 point )
3. Qu’apprenez-vous, dans le second paragraphe, sur la situation des enfants ? ( 1 point )
4. a ) D’après le dernier paragraphe, quels sont les sentiments des enfants ? ( 1 point )
b ) Cette fin est-elle plutôt positive ou plutôt négative ? ( 1 point )
II. Le narrateur ( 6 points )
1. Quelles sont les ressources du narrateur ? ( 2 points )
2. Que signifie le mot « errer » ( ligne 1 ) ? ( 1 point )
3. Observez le langage du narrateur. Que remarquez-vous de particulier ? ( 2 points )
4. Selon vous, quel genre de personnage est le narrateur ? ( 1 point )
III. Récit ancré ou récit coupé du moment de la narration ? ( 6 points )
1. Le narrateur raconte-t-il une histoire proche du moment où il parle, ou une histoire qui s’est passée il y a très longtemps ? Justifiez votre réponse. ( 2 points )
2. Relevez les verbes conjuguées de « Je me souviens… » à « …Commandeur des Croyants. » Précisez, pour chaque verbe, le temps utilisé, et expliquez pourquoi le narrateur a choisi ces temps. ( 3 points )
3. Avez-vous affaire à un récit ancré ou coupé du moment de la narration ? ( 1 point )
Ecriture
Les enfants arrivent au palais du Calife qui les a achetés. Imaginez et écrivez le récit d’un témoin ( homme, femme, enfant, animal ) qui assiste à leur arrivée.
Vous placerez dans votre texte différents indices pour que le lecteur puisse deviner l’identité et la personnalité du narrateur.
Vous serez notés sur :
Compétences à maîtriserNoteSur
EcritureI. Le discoursPrésenter clairement ( propreté, paragraphes )2
Respecter le sujet et la situation d'énonciation2
II. Le texte: compétences généralesProduire un texte cohérent et varié ( non-contradiction, temps verbaux, substituts, etc. )3
III. Le texte: compétences spécifiquesRaconter ( intérêt, construction, etc. )2
Décrire2
IV. La phrase et le motMaîtriser la construction des phrases2
Maîtriser l’orthographe ( accords, conjugaisons homophones )3
Varier le vocabulaire et les constructions de phrase2
Maîtriser la ponctuation2
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