Qu'est-ce que décrire ? Quel est le but d'une description ? Quel en est l'utilité dans un texte ? Pourquoi, en particulier dans un certain type de romans, trouve-t-on autant de descriptions de lieux anciens ?
| Outils de la langue | Ecriture | Lecture | Oral | |
| Connaissances (ce que l'élève doit savoir) |
Vocabulaire : Connaître le vocabulaire de la peur (famille de mots, synonymes, formation des mots) |
Avoir des connaissances et des repères relevant de la culture littéraire : Connaître le motif romanesque du bâtiment ancien (château, demeure, etc.). Connaître les différentes formes de description (roman, documentaire). |
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| Compétences (ce que l'élève doit savoir faire) |
Comprendre un texte en s'aidant des notions de grammaire apprises : Identifier et utiliser des compléments circonstanciels Écrire un texte en respectant l'orthographe : Distinguer les homophones les plus courants Écrire un texte en respectant l'orthographe : Reconnaître les différentes fonctions de l'adjectif Comprendre un texte en s'aidant des notions de grammaire apprises : Repérer les procédés de modalisation |
Faire des paragraphes Écrire un texte cohérent et ponctué, lisiblement, en respectant l'orthographe et la grammaire ; Améliorer son texte en s'aidant des notions de grammaire apprises : Introduire un vocabulaire subjectif (quand c'est approprié). |
Comprendre un texte en s'aidant des notions de grammaire de littérature apprises : en comprendre l'organisation et la visée. Lire différents langages : Savoir analyser une série de vignettes (cadrage, angle de prise de vue) et leur montage (point de vue subjectif) |
Lire un texte à haute voix ; Écouter et faire des observations constructives sur le texte d'un pair, dans le respect mutuel et en acceptant les différences. |
Entraînez-vous à lire à haute voix l'un des deux extraits.
Quels points communs et quelles différences pouvez-vous trouver entre ces deux textes ?
Quelles sont les différentes formes de texte descriptif ? A quoi servent-elles ?
1. L'immuable cité d'ArkhamWalter Gilman ne sut jamais si les rêves lui apportèrent la fièvre ou si la fièvre lui apporta les rêves. A l’origine de tout cela, il y avait l'horreur sourde, purulente, de la vieille ville, et de l'abominable mansarde moisie, à l'abri d'un pignon, où il poursuivait ses études, luttant pendant des heures contre chiffres et formules pour chercher ensuite un sommeil agité sur son maigre lit de fer. [...] La nuit, les mouvements indistincts de la ville obscure au-dehors, les sinistres galopades de rats dans les cloisons vermoulues, et le craquement des poutres invisibles de la maison séculaire lui donnaient l'impression d'être au cœur d'un pandémonium de stridentes clameurs. [...] Il vivait dans l'immuable cité d'Arkham, hantée par tant de légendes, où les toits en croupe affaissés ploient les uns contre les autres au-dessus des greniers où se cachaient les sorcières pour échapper aux soldats du roi, dans le sombre passé de la Province. Aucun endroit de cette ville n'était plus imprégné de souvenirs macabres que la chambre surmontée d’un pignon aigu où il logeait -car c'étaient cette maison, cette chambre qui avaient abrité aussi la vieille Keziah Mason, dont nul n'a jamais pu expliquer l'évasion in extremis de la prison de Salem. C'était en 1692 -le geôlier devenu fou bredouilla qu'un petit animal à fourrure, aux crocs blancs, s'était échappé de la cellule de Keziah. [...] Gilman, qui croyait d'étranges choses au sujet de Keziah, avait éprouvé une violente émotion en apprenant que sa demeure était encore debout après plus de deux cent trente-cinq ans. Quand il sut quelles rumeurs couraient en secret à Arkham sur la présence persistante de Keziah dans la vieille maison et les rues étroites, [...] alors il résolut de s'y installer à tout prix. Il fut aisé d'y obtenir une chambre; car rares étaient ceux qui se résignaient, par manque d'argent, à loger dans ce lieu de sinistre réputation. [...] Il allait parfois se promener dans l'obscur labyrinthe des ruelles non pavées aux relents de moisissure où de mystérieuses maisons brunes, sans âge, penchées et chancelantes, lui jetaient des regards moqueurs à travers leurs étroites fenêtres aux vitres en losange. Il savait que d'étranges choses s'étaient produites là autrefois, et une vague impression, derrière les apparences, suggérait que ce monstrueux passé -au moins dans les ruelles les plus étroites, les plus sombres et tortueuses - n'était pas complètement mort. H. P. Lovecraft, La Maison de la Sorcière, in Dans l'Abîme du temps, Folio SF, 2000 |
2. Angers, ville médiévaleC'est encore au XVIIIe siècle une ville du Moyen Âge, corsetée de remparts en schiste sombre. [...] Cité sans urbanisme construite au hasard de la vie des siècles, Angers comprend trois parties: la "Cité" et la "Ville" proprement dite sur la rive gauche de la Maine, le quartier outre-Maine, appelé la "Doutre", sur la rive droite. [...] La Cité est une "ville-église" dans la ville. Peuplée par les chanoines et les chapelains de la cathédrale, résidence de l'évêque en son palais, siège de l'immense couvent des Jacobins et de trois paroisses (Saint-Maurice, Saint-Evroult et Saint-Agnan), elle reste enserrée dans ses remparts remontant en partie au IIIe siècle. Les portes en étaient autrefois fermées la nuit. Le chapitre cathédral y possède toute juridiction. En 1782, il y installe un éclairage public, alors que le reste de la ville n'en est pas encore doté. Adossée à la Cité, la "Ville" étend un tissu urbain désordonné assez dense, excepté dans la partie méridionale où voisinent les jardins des abbayes Saint-Aubin, Toussaint et du grand séminaire ainsi qu'aux environs de l'actuel hôtel de ville (jardins des Ursulines, des Cordeliers et de l'Oratoire). Les seules rues à peu près droites, mais dont les constructions n'ont aucun alignement, sont héritées du système viaire gallo-romain: la rue Saint-Aubin ( ancien decamenus), la rue saint-Laud (ancien cardo) et la rue du Cornet rectiligne sur cinq cent mètres. L'étroit lacis des petites rues tortueuses laisse peu de place aux espaces publics. La circulation était parfois rendue quasi impossible par la topographie accidentée de la ville, posée sur le rebord d'un plateau en pente vers la Maine. [...] La Doutre s'est appauvrie aux XVIIe-XVIIIe siècles. 40 % de la population y est dispensée du paiement de l'impôt. Le quartier populaire s'étend surtout de la Maine à la rue Saint-Nicolas. Au-delà, couvents, institutions religieuses et charitables abondent: abbaye du Ronceray, Carmélites, Augustins, Calvairiennes, Dames de la Croix, Pénitentes, hôpital Saint-Jean, hôpital des Renfermés, Bon-Pasteur. Leurs vastes enclos donnent une impression bien peu urbaine de ce quartier, par ailleurs insuffisamment relié à la "Ville" par un seul pont. [...] Passé les fortifications, l'angevin du XVIIIe siècle trouve tout de suite la campagne. Les faubourgs laissent entre eux de vastes zones de jardins. Les ailes d'une centaine de moulins tournent autour de la ville, à la Traquette, sur les mamelons du faubourg Saint-Michel et de Pierre Lise (quartier Gâte-Argent). S. Bertoldi, O. Gallard, L'Anjou, Confluences d'histoires, éd. Gal'art, 2001 |
1. a) Dans les phrases suivantes, trouvez un groupe de mots qui peut être supprimé et déplacé ailleurs sans que la phrase devienne incorrecte.
- "Angers comprend trois parties: la "Cité" et la "Ville" proprement dite sur la rive gauche de la Maine, le quartier outre-Maine, sur la rive droite."
- "La Cité est une "ville-église" dans la ville."
- "Au-delà, couvents, institutions religieuses et charitables abondent."
- "En 1782, il y installe un éclairage public, alors que le reste de la ville n'en est pas encore doté."
- "Les ailes d'une centaine de moulins tournent autour de la ville."
b) Quel est le rôle de ces groupes de mots ?
1. Relevez les différents compléments circonstanciels utilisés dans les phrases suivantes. Vous préciserez la nature de chacun de ces groupes.
a) Derrière la maison de mon oncle, se trouvait un jardin.
b) Comme il était à l'abandon depuis des années, la végétation s'était répandue partout.
c) Un ou deux poissons rouges flottaient dans un bassin couvert de lentilles d'eau et de plantes de marais.
d) Là, il y avait aussi un pavillon passablement maussade.
D'après T. Gautier, Omphale
Cette évaluation portera sur les notions de grammaire étudiées :
A partir du tableau ci-contre (Façade ouest de la ruine Eldena, de C. D. Friedrich), imaginez et décrivez un paysage, de façon organisée.
Des compléments circonstanciels indiqueront l'organisation de la description.

Observez les extraits suivants et faites toutes les remarques nécessaires.
1.La ruine Eldena est une ancienne église datant du Moyen-Âge. L'Eglise a été entretenue jusqu'en 1561. Le site n'est pas touristique, malgré les lumières. En 1700 l'église a brûlé. Depuis 1800, on a laissé pousser la végétation. De 1800 à 1914, le site a été laissé à l'abandon, occasionant des pillages de pierres et de bois. De 1914 à 1945, l'église a été lourdement endommagée par les obus et les balles durant la guerre. L'église a servi de cachette et d'habitation aux allemands. En 1977 des travaux de rénovation sont entrepris, mais en 1988 une tempête endommage les murs et le toit en travaux. En 1989, des travaux de consolidation sont effectués jusqu'en 1990. Une entreprise a reconstitué tous les tympans des entrées. En 1995 un parc retraçant la vie de l'église de 1453 (date de sa construction) jusqu'en 1990. Il y a eu 600 000 entrées. |
2.En arrière plan se trouve un ciel gris, éclairci par quelques nuages blancs. L'abbaye est bordée par une forêt. Les arbres ont poussé dans les ruines. Dans les ruines, un feu se reflète sur les murs dans ce sombre paysage. Le dernier grand mur qui reste cache le ciel gris. Au dernier plan, un vieil arbre mort pousse devant l'abbaye. Les ronces et les mauvaises herbes ont poussé. Les arbres dépassent des vieilles ruines qui peu à peu s'écroulent. |
3.Dans une ville très lointaine, à côté d'une forêt, un bâtiment ancien a été détruit à cause du feu. Plus personne ne venait dans l'église. c'était comme ça parce qu'il y avait eu des hommes qui voulaient rentrer pour aller prendre un objet précieux. Comme il y avait des portes avec des grilles, les hommes ont dû faire sauter le mur, sauf que le feu a pris. Les hommmes sont allés prendre l'objet précieux et sont repartis. |
4.Tout à l'entrée on voit deux arbres, l'un nu et l'autre avec des feuilles. Le sol est couvert de feuilles mortes. A quelques mètres, on voit un mur ouvert du côté gauche, il y avait beaucoup de lumière comme si plusieurs lampadaires étaient concentrés en un seul. Juste après le mur, on aperçoit une grande tour qui était très ancienne, car je voyais qu'elle avait perdu des pierres. En continuant mon chemin, j'ai remarqué qu'il y avait des portes avec des barreaux en métal. Quand je suis arrivé à la grande façade, j'ai vu qu'elle était complètement détruite, alors j'ai continué mon chemin. |
1. Observez les extraits suivants, indiquez les erreurs d'orthographe, et corrigez-les.
a) La lumière projeter sur le mur est très puissante. Il y a de la fumer à l'intérieur des ruines. Le smurs sont très délabrer.
b) Elle était constituer de deux parties. Elle à traverser sept guerres.
c) La végétation a tout envahi. Les plus grands arbres, a présent, ne dépassent pas les vingt mètres. Le mur est éclairer par un feu intense.
d) Il devait y avoir autrefois de l'herbe, mais avec le temps elle à disparu. Les arbres sont brûler à cause des flammes.
e) Cette église à été brûler par des protestants.
f) On voit au dessus du mur une tour a moitié détruite. Dans la cour, on peut encore trouver un grand et vieux chène ronger par le temps. Tous les arbres sont a peu près pareils, tous recouverts par le lierre, tout comme les bâtiments délabrer.
2. Ecrivez une courte description du lieu, dans lequel vous introduirez le maximum d'homophones en a/à, é/er. Ce texte devra pouvoir ensuite servir de support pour une dictée.
Cette évaluation portera sur les notions d'orthographe étudiées :
Une communauté de moines a habité à cet endroit. Un jour, l'un d'entre eux est allé au marché. C'était un moine un peu simplet, souvent mal à l'aise. On lui a volé son argent alors qu'il achetait des médicaments à un vendeur à la sauvette. Le voleur s'est montré tellement habile que le moine n'a rien remarqué jusqu'à ce qu'il mette la main à sa poche pour trouver sa bourse. Là, il a poussé un cri de stupeur. En rentrant à l'abbaye, l'abbé, agacé, s'est emporté contre lui et a failli le chasser de l'abbaye dans laquelle le moine avait séjourné si longtemps.
1. Sur les trois vignettes en bas de la première planche:
a) Quel est le cadrage utilisé ? Sur quoi l’auteur insiste-t-il dans ces trois vignettes ?
b) En quoi cela peut-il renforcer l’impression d’angoisse ?
2. Pour la deuxième planche:
a) Observez les cinq vignettes successives en haut à droite.
- Pourquoi ces cinq vignettes se suivent-elles ?
- Quel est le point commun entre la 1ère, la 3ème et la 5ème vignette ?
- Comment le visage de la jeune femme est-il cadré ? Pour quelle raison ?
b) Dans l’image de la jeune femme face à la forêt et l’image finale, quel est le cadrage utilisé ? Quels procédés renforcent le sentiment d’inquiétude ?
Ces deux pages montrent l'errance d'une jeune femme, perdue dans une lointaine forêt, qui croît apercevoir la torche de son compagnon à travers l'obscurité.
Le troisième Testament, Alex Alice et Xavier Dorison, éd. Glénat
Le troisième Testament, Alex Alice et Xavier Dorison, éd. Glénat
1. Dans les deux premiers paragraphes, quels sont les deux termes qui désignent le château ?
2. a) Observez les indications de taille. Quels adjectifs sont utilisés ? Quels points communs retrouve-t-on ?
b) Relevez des exemples d'adjectifs indiquant les sentiments de l'héroïne vis-à-vis de ce château.
3. Quels sont les sentiments éprouvés par l’héroïne ? Justifiez votre réponse en relevant des noms.
4. a) Ce que voit Emilie est effrayant. Quels autres éléments ajoutent à sa frayeur ?
b) Dans le texte, un verbe indiquant l'incertitude où se trouve Emilie est répété 5 fois. De quel verbe s'agit-il ?
c) L'extrait se termine en soulignant deux différentes sources de frayeur. Lesquelles ?
L’héroïne, une belle jeune femme, a été mariée contre sa volonté à un homme qui vit dans un château perdu dans des montagnes difficiles d’accès. Au crépuscule, après un long voyage, elle aperçoit le château pour la première fois.
Le troisième Testament, Alex Alice et Xavier Dorison, éd. Glénat
Émilie regarda le château avec une sorte d'effroi. Le style gothique et grandiose de son architecture, ses hautes et antiques murailles grises, faisaient de ce géant de pierre un objet imposant et terrible. La clarté du soleil couchant, s'affaiblissant peu à peu, ne répandit bientôt plus sur les murs qu'une couleur empourprée qui, s'effaçant à son tour, laissa le château, les montagnes et les forêts environnantes dans la plus profonde obscurité.
Cette masse isolée semblait dominer toute la contrée. Plus la nuit devenait sombre, plus ses tours élevées paraissaient menaçantes.
Émilie ne cessa de l’examiner, jusqu'à ce que l'épaisseur du bois, dans lequel les voitures commençaient à s'engager, lui en interceptât la vue. Ces immenses forêts, que l'esprit troublé d'Émilie peuplait d'images effrayantes, ne semblaient propres qu'à servir de refuges aux bandits. A la fin, les voitures atteignirent une plate-forme et se trouvèrent aux portes du château. Le son prolongé de la cloche d'entrée augmenta encore les inquiétudes d'Émilie. Pendant qu'on attendait l'arrivée d'un domestique pour ouvrir ces portes formidables, elle se mit à considérer l'édifice.
Les ombres dont il était enveloppé ne lui permirent guère d'en discerner que les murailles épaisses et la hauteur effrayante. La porte devant laquelle elle était arrêtée avait des dimensions gigantesques. Deux fortes tours, surmontées de tourelles, et bien fortifiées, en défendaient l'approche. Au lieu de bannières, on voyait flotter sur les pierres disjointes de longues herbes et des plantes sauvages qui prenaient racine dans les ruines, et semblaient croître à regret au milieu de la désolation générale. [...] Au haut de la voûte était suspendue une herse d'un poids énorme. De cette porte partaient, de droite et de gauche, les murs des remparts, qui allaient rejoindre d'autres tours, en suivant le bord du précipice. Mais ces murailles, ruinées en beaucoup d'endroits, laissaient voir, aux dernières clartés du soleil couchant, les traces de ravages qu'y avait faits la guerre. Tout le reste était enseveli dans l'ombre..
Tandis qu'Émilie observait ce premier aspect, déjà si terrible, elle entendit des pas derrière les portes, et bientôt les verrous furent tirés. Un ancien serviteur du château parut ensuite, et poussa avec effort les lourds battants pour laisser passer son maître. Pendant que la voiture roulait avec fracas sous les voûtes, le cœur d'Émilie se serra comme si elle entrait dans une prison; une sombre cour qu'elle traversa semblait confirmer cette idée sinistre, et son imagination évoqua encore plus de sujets de terreur que sa raison ne lui en présentait.
Le château D’Udolphe, A. Radcliffe
Quels sont les moyens utilisés pour créer un tableau effrayant ?
Distinguez, parmi les adjectifs suivants, ceux qui sont objectifs et ceux qui sont subjectifs :
Observez les phrases suivantes. Soulignez les adjectifs (dans cet exercice, on considérera les participes passés utilisés comme adjectifs exactement comme des ajectifs proprement dits). Indiquez à quel nom chacun se rapporte. Précisez comment l'adjectif est relié au nom qu'il qualifie.
a) Le style gothique et grandiose de son architecture, ses hautes et antiques murailles grises, faisaient de ce géant de pierre un objet imposant et terrible.
b) Plus la nuit devenait sombre, plus ses tours élevées paraissaient menaçantes.
c) Deux fortes tours, surmontées de tourelles, et bien fortifiées, en défendaient l'approche.
d) Tandis qu'Émilie observait ce premier aspect, déjà si terrible, elle entendit des pas derrière les portes.
1. Dans les phrases suivantes, indiquez à quel nom se rapporte chaque adjectif, et indiquez leur fonction.
a) la voiture s'arrêta enfin devant une large porte, de bois ancien et épais, surmontée de la tête sculptée de quelque monstre inconnu.
b) Deux serviteurs, qu'Emilie n'avait pas vu arriver, tout de noir vêtus, apparurent de chaque côté de la porte et s'approchèrent.
c) Tandis que l'un d'entre eux caressait de sa main gantée l'encolure des chevaux fourbus, et les reconfortait par des paroles d'une langue inconnue, l'autre ouvrit la porte de la voiture.
2. Même exercice. Accordez les adjectifs.
a) Le serviteur qui avait ouvert la porte s'inclina poliment devant Emilie, et, silencieu..., invita la jeune femme à descendre de la voiture d'un geste de la main.
b) La voyageuse monta, pour arriver à la porte, les marches de pierre, rongé... par le temps, qui étaient sombr... et humid...
c) Lorsqu'elle fut arrivée sur le perron, les immenses battants de la porte s'ouvrirent sur une vaste salle dont on ne voyait pas le bout, obscur... et froid..., et un courant d'air fit frissonner la jeune femme qui, le serviteur derrière elle, était de plus en plus effray... par tout ce qu'elle voyait.
1. a) Cherchez au moins six synonymes de "peur" et classez-les moins fort au plus fort.
b) Trouvez trois mots de la famille de "peur".
2. Complétez les expressions suivantes : avoir des sueurs … ; être … d’épouvante ; parler d’une voix … ; être plus mort que …
3. Cherchez au moins un équivalent des mots en gras dans les phrases suivantes :
« Je la vis trembler en entendant le cri de la chouette dans l’obscurité de la nuit qui créait une atmosphère sinistre. Elle était très pâle, et elle avait un air affolé. Ses yeux, grands ouverts, ressemblaient à ceux d’un somnambule. Elle voulut se lever, mais resta paralysée. Alors elle se blottit dans son fauteuil, comme pour se protéger. »
4. a) Quel est le sens des mots suivants : claustrophobie ; zoophobie ; hydrophobie ; agoraphobie.
b) Expliquez la formation de ces mots.
Walter Gilman ne sut jamais si les rêves lui apportèrent la fièvre ou si la fièvre lui apporta les rêves. A l’origine de tout cela, il y avait l'horreur sourde, purulente, de la vieille ville, et de l'abominable mansarde moisie, à l'abri d'un pignon, où il poursuivait ses études, luttant pendant des heures contre chiffres et formules pour chercher ensuite un sommeil agité sur son maigre lit de fer. [...] La nuit, les mouvements indistincts de la ville obscure au-dehors, les sinistres galopades de rats dans les cloisons vermoulues, et le craquement des poutres invisibles de la maison séculaire lui donnaient l'impression d'être au cœur d'un pandémonium de stridentes clameurs. [...]
Il vivait dans l'immuable cité d'Arkham, hantée par tant de légendes, où les toits en croupe affaissés ploient les uns contre les autres au-dessus des greniers où se cachaient les sorcières pour échapper aux soldats du roi, dans le sombre passé de la Province. Aucun endroit de cette ville n'était plus imprégné de souvenirs macabres que la chambre surmontée d’un pignon aigu où il logeait -car c'étaient cette maison, cette chambre qui avaient abrité aussi la vieille Keziah Mason, dont nul n'a jamais pu expliquer l'évasion in extremis de la prison de Salem. C'était en 1692 -le geôlier devenu fou bredouilla qu'un petit animal à fourrure, aux crocs blancs, s'était échappé de la cellule de Keziah. [...]
Gilman, qui croyait d'étranges choses au sujet de Keziah, avait éprouvé une violente émotion en apprenant que sa demeure était encore debout après plus de deux cent trente-cinq ans. Quand il sut quelles rumeurs couraient en secret à Arkham sur la présence persistante de Keziah dans la vieille maison et les rues étroites, [...] alors il résolut de s'y installer à tout prix. Il fut aisé d'y obtenir une chambre; car rares étaient ceux qui se résignaient, par manque d'argent, à loger dans ce lieu de sinistre réputation. [...]
Il allait parfois se promener dans l'obscur labyrinthe des ruelles non pavées aux relents de moisissure où de mystérieuses maisons brunes, sans âge, penchées et chancelantes, lui jetaient des regards moqueurs à travers leurs étroites fenêtres aux vitres en losange. Il savait que d'étranges choses s'étaient produites là autrefois, et une vague impression, derrière les apparences, suggérait que ce monstrueux passé -au moins dans les ruelles les plus étroites, les plus sombres et tortueuses - n'était pas complètement mort.
H. P. Lovecraft, La Maison de la Sorcière, in Dans l'Abîme du temps, Folio SF, 2000
1. A quelle date peut-on situer le début de l'histoire de Walter Gilman ? Relevez deux CC dans le texte permettant de justifier votre réponse.
2. A quels sens le récit fait-il appel pour imaginer la chambre ? Justifiez votre réponse.
3. "L'abominable mansarde moisie", "les sinistres galopades de rats" :
a) Quelle est la fonction de ces adjectifs ?
b) Quelles sont les informations qu'ils donnent ?
4. Quelles sont les émotions éprouvées par le personnage vis-à-vis de cette chambre ? Justifiez votre réponse.
5. "Il vivait dans l'immuable cité d'Arkham" : Indiquez la formation du mot 'immuable'
6. "l'immuable cité d'Arkham, hantée par tant de légendes, où les toits en croupe affaissés ploient les uns contre les autres au-dessus des greniers où se cachaient les sorcières pour échapper aux soldats du roi, dans le sombre passé de la Province." Trouvez, dans le reste du texte,
a) un indice suggérant qu'il ne s'agit pas que de légendes ;
b) un indice montrant que ce "sombre passé" n'est pas fini.
7. "Il savait que d'étranges choses s'étaient produites là autrefois" : indiquez la nature et la fonction de "là" et "d'autrefois".
8. "Une vague impression, derrière les apparences, suggérait que ce monstrueux passé -au moins dans les ruelles les plus étroites, les plus sombres et tortueuses - n'était pas complètement mort." (4ème paragraphe)
a) A quel nom se rapporte "mort" ? Quelle est la fonction de "mort" ?
b) Relevez dans la phrase deux CC, indiquez leur nature, et expliquez ce que ces deux CC suggèrent.
c) Réécrivez la phrase en remplaçant "impression" par "impressions" et "passé" par "légendes" et en faisant tous les changements nécessaires.