Cette séquence est destinée à aider les élèves à aborder plusieurs textes poétiques du patrimoine littéraire français. Elle vise en particulier à doter les élèves de connaissances rhétoriques et métriques, de façon à pouvoir lire un poème avec les instruments appropriés.
| Outils de la langue | Ecriture | Lecture | Oral | |
| Connaissances |
Connaître le vocabulaire de la poésie Connaître le vocabulaire du rêve |
Connaître le genre poétique Connaître les différentes formes de poésie |
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| Compétences |
Savoir reconnaître l'organisation de la phrase Maîtriser les accords dans la phrase |
Savoir écrire un texte en utilisant comparaisons et métaphores |
Savoir reconnaître les procédés de la versification Savoir reconnaître les images dans un texte poétique |
Savoir réciter un texte appris |
1. Quel est le thème de ce texte ?
2. Quels éléments font de ce texte un texte poétique ?
3. Pourquoi avoir choisi une forme poétique pour écrire ce texte ?
Ayant poussé la porte étroite qui chancelle,
Je me suis promené dans le petit jardin
Qu’éclairait doucement le soleil du matin,
Pailletant chaque fleur d’une humide étincelle.
Rien n’a changé. J’ai tout revu: l’humble tonnelle
De vigne folle avec les chaises de rotin...
Le jet d’eau fait toujours son murmure argentin
Et le vieux tremble sa plainte sempiternelle.
Les roses comme avant palpitent; comme avant,
Les grands lys orgueilleux se balancent au vent,
Chaque alouette qui va et vient m’est connue.
Même j’ai retrouvé debout la Velléda,
Dont le plâtre s’écaille au bout de l’avenue,
— Grêle, parmi l’odeur fade du réséda.
Verlaine, Poèmes Saturniens, Melancholia, III, Coll. Livre de Poche
1. a) Faites le schéma des rimes en plaçant au crayon de bois une lettre à la fin de chaque rime.
b) Indiquez quelles sont les rimes utilisées dans le poème.
2. Entourez au crayon les 'e' caducs présents dans le poème.
3. Entrainez-vous à lire le poème en veillant à prononcer les 'e' caducs.
Dans le texte suivant,
a) indiquez quelle est la longueur des vers.
b) Indiquez quel type de rime est utilisé.
c) Ecrivez deux vers pour terminer le dernier quatrain.
Sous l'arcade où le jour s'émousse,
De feuilles en feuilles tombant,
Le sentier ancien dans la mousse
Trace encor son étroit ruban.
Mais la ronce en travers s'enlace;
La liane tend son filet,
Et la branche que je déplace
Revient et me donne un soufflet.
Enfin au bout de la clairière,
Je découvre le vieux manoir
...
Théophile Gautier, Le Château du Souvenir, in Emaux et camées, coll. Poésie Gallimard, éd. Gallimard
Réécrivez les phrases suivantes en respectant la consigne proposée. Vous ferez tous les changements nécessaires.
a) Remplacez "jardin" par "jardins".
"Je me suis promené dans le petit jardin
Qu’éclairait doucement le soleil du matin"
b) Remplacez "Chaque alouette" par "les alouettes".
"Chaque alouette qui va et vient m’est connue"
c) Remplacez "sentier" par "sentiers".
"Le sentier ancien dans la mousse
Trace encor son étroit ruban"
d) Remplacez "branche" par "branches".
"Et la branche que je déplace
Revient et me donne un soufflet"
1. indiquez la fonction des mots soulignés.
"Le jardin était grand, profond, mystérieux,
Fermé par de hauts murs aux regards curieux,
Semé de fleurs s'ouvrant ainsi que des paupières,
Et d'insectes vermeils qui couraient sur les pierres."
2. Réécrivez l'extrait précédent en remplaçant "le jardin" par "les jardins".
3. Idem avec "la cour".
1. Quel est le thème de ce texte ?
2. Est-ce un poème ? Pourquoi ?
1. Pourquoi l'auteur de ce texte a-t-il choisi une forme poétique ?
2. Quels moyens utilise-t-il pour atteindre son but ?
Aide-moi maintenant, air noir et frais, cristal
noir. Les légères feuilles bougent à peine,
comme pensées d’enfants endormis. [...]
La lumière du jour, en se retirant
— comme un voile
tombe et reste un instant visible autour
des beaux pieds nus —
découvre la femme d'ébène
et de cristal, la grande femme de soie noire
dont les regards brillent encore pour moi
de tous ses yeux peut-être éteints depuis longtemps. [...]
Ombres calmes, buissons tremblant à peine, et les couleurs,
elles aussi, ferment les yeux. L’obscurité
lave la terre.
C’est comme si l’immense porte peinte du jour avait tourné
sur ses gonds invisibles, et je sors dans la nuit,
je sors enfin, je passe, et le temps passe
aussi la porte sur mes pas.
Philippe Jaccottet, A la lumière d'hiver, coll. Poésie Gallimard, éd. Gallimard
1. Cherchez dans le texte précédent les comparaisons et métaphores utilisées.
2. Que permettent-elles d'exprimer ?
1. Dans les couples de phrase suivants, indiquez quelle phrase conduit une métaphore et une comparaison, et quelle est cette comparaison ou cette métaphore.
a) 1. Cet homme est très dur. 2. Cet homme a un coeur de pierre.
b) 1. Il est rond comme un tonneau. 2. Il a beaucoup d'embonpoint.
c) 1. La plainte du vent les soirs de tempête m’a toujours fait frémir. 2. Le bruit du vent les soirs de tempête m’a toujours fait frémir.
d) 1. Elle est morte hier soir. 2. Elle s'est éteinte hier soir.
e) 1. Le chemin serpente dans la montagne. 2. Le chemin fait des zigzags dans la montagne.
2. Dans le texte suivant, indiquez le mètre, le type de rimes, et les métaphores et comparaisons utilisées.
XIX, CE QUI SE PASSAIT AUX FEUILLANTINES VERS 1813
Le jardin était grand, profond, mystérieux,
Fermé par de hauts murs aux regards curieux,
Semé de fleurs s'ouvrant ainsi que des paupières,
Et d'insectes vermeils qui couraient sur les pierres.
3. Cherchez dans le texte 'Après trois ans' les comparaisons et métaphores utilisées.
Ecrivez un texte poétique dans lequel vous évoquerez votre jardin 'idéal' à l'aide de comparaisons et de métaphores expressives.
Parmi les textes suivants, indiquez quels textes sont des poésies et justifiez votre réponse.
* Le jardin du Luxembourg est un célèbre parc parisien, situé au coeur du quartier Latin.
Jardin anglaisLe jardin anglais, ou mieux jardin à l’anglaise, avec ses formes irrégulières est souvent opposé au « jardin à la française ». Apparus dès le début du XVIe siècle, les jardins à l’anglaise s’organisent selon des cheminements sinueux ouvrant sur des points de vue « pittoresque » (qui appartient, qui est relatif à la peinture) : ces points de vue sont des lieux où un peintre aimerait à poser son chevalet. Il est donc naturel que leurs concepteurs soient fréquemment des peintres. Loin du système géométrique des jardins classiques, conçus par des architectes, ils mettent en valeur à travers les points de vue un élément naturel remarquable : arbre rare au feuillage coloré, tronc torturé, pelouse, ruisseau, étang, prairie ou même éboulis et précipice. Le jardin est l’écrin de la demeure (ou du kiosque). Article "jardin anglais" de l'encyclopédie Wikipedia, 26 mai 2009 |
Au clair de la luneAu clair de la lune Trois petits lapins Qui mangeaient des prunes Comme trois coquins. Petites comptines pour tous les jours, éd. Nathan, 1995 |
Une allée du Luxembourg *Elle a passé, la jeune fille, Vive et preste comme un oiseau; A la main une fleur qui brille, A la bouche un refrain nouveau.
C' est peut-être la seule au monde Dont le coeur au mien répondrait; Qui venant dans ma nuit profonde, D' un seul regard l' éclaircirait !...
Mais non, - ma jeunesse est finie... Adieu, doux rayon qui m' a lui, - Parfum, jeune fille, harmonie... Le bonheur passait, - il a fui ! G. de Nerval, Odelettes |
Jacquemard et JuliaJadis l'herbe, à l'heure où les routes de la terre s'accordaient dans leur déclin, élevait tendrement ses tiges et allumait ses clartés. Les cavaliers du jour naissaient au regard de leur amour et les châteaux de leurs bien-aimées comptaient autant de fenêtres que l'abîme porte d'orages légers. Jadis l'herbe connaissait mille devises qui ne se contrariaient pas. Elle était la providence des visages baignées de larmes. Elle incantait des animaux, donnait asile à l'erreur. Son étendue était comparable au ciel qui a vaincu la peur du temps et allégi la douleur. Jadis l'herbe était bonne aux fous et hostile au bourreau. [...] Elle n'était dure pour aucun de ceux qui perdant leur chemin souhaitent le perdre à jamais. Jadis l'herbe avait établi que la nuit vaut moins que son pouvoir, que les sources ne compliquent pas à plaisir leur parcours, que la graine qui s'agenouille est déjà à demi dans le bec de l'oiseau. René Char, Les loyaux adversaires, in Fureur et Mystère, coll. Poésie Gallimard, éd. Gallimard, 1962 |
Classez les textes étudiés dans le tableau ci-dessous.
| Texte poétique | Texte non-poétique | |
| Vers | ||
| Prose |