Perceval

Cette séquence est consacrée à une oeuvre du moyen-âge.

Outils de la langue Ecriture Lecture Oral
Connaissances

Compétences

Seance 01

Perceval ou le conte du Graal

Cette séance est consacrée à la découverte du livre et à l'élaboration d'attentes de lecture.

Oral

Est-ce que vous connaissez le nom de 'Perceval' ? Qui désigne-t-il ?

Observation

1. Quels sont les points communs et les différences entre ces images ?

2. D'après vous, quelle histoire raconte le livre de Perceval ?

Oral

1. Que connaissez-vous des histoires de chevaliers ? De quel genre de personnage s'agit-il ? Quel genre d'histoires vivaient-ils ?

2. Parle-t-on encore des chevaliers aujourd'hui ? Pourquoi ?

Plusieurs couvertures du livres
Observation

1. Observez le texte suivant. Que remarquez-vous ?

2. Y a-t-il des mots que vous pouvez reconnaître ? Pouvez-vous traduire certaines phrases ?

Ce fu au tans qu'arbre florissent,

fuelles, boschaige, pré verdissent,

et cil oisel an lor latin

dolcemant chantent au matin

et tote riens de joie anflame,

que li filz a la veve dame

de la Gaste Forest soutainne

se leva, et ne li fu painne

que il sa sele ne meïst

sor son chaceor et preïst

iii javeloz, et tot ensi

fors del manoir sa mere issi.

Chrétien de Troyes, Perceval ou le conte du Graal, XIIe siècle

Vocabulaire

Que signifie le mot 'roman' ?

Séance 02

A la découverte des chevaliers

Cette séance est destinée à introduire les élèves dans l'univers médiéval

Lecture

1. Repérez les différents interlocuteurs en indiquant par une couleur ou par une lettre les paroles de chacun d'entre eux.

2. Lisez le texte suivant à trois voix.

Recherche

1. Ce dialogue est-il sérieux ? Drôle ? Triste ? Pourquoi ?

2. D'après ce dialogue, que peut-on dire sur le jeune homme ?

3. Quelles sont les pièces de l'équipement du chevalier décrites dans cet extrait ? Précisez, pour chaque pièce, l'usage qui en est fait.

Prolongement

1. Expliquez comment les guillemets et les tirets sont utilisés dans ce dialogue.

2. Relevez dans le dialogue les expressions et les façons de parler qu'on n'utilise plus aujourd'hui.

Notion : La présentation du dialogue
Ecriture

La troupe de chevaliers rencontrée par le jeune homme poursuivit son chemin à la recherche des cinq chevaliers et des trois jeunes filles. Après avoir chevauché pendant plusieurs heures, ils finirent par les rejoindre. Les cinq chevaliers et les trois jeunes filles avaient fait une halte près d'une rivière, à l'ombre des arbres. Le chef des chevaliers s'avança vers eux...

Imaginez la suite, et introduisez un dialogue.

Un jeune ignorant

Quand il les vit à découvert, sortant du bois, et qu'il vit les hauberts qui bruissaient et les heaumes clairs et brillants, et les lances et les boucliers qu'il n'avait jamais vus, quand il vit le vert et le vermeil reluire au soleil, et l'or et l'azur et l'argent, le spectacle lui parut extraordinaire de beauté et de grandeur.

"Ah ! Seigneur Dieu, pardon ! Ce sont des anges que je vois ici." [...]

Aussitôt il se jette à terre et récite son credo et toutes les prières qu'il savait et que sa mère lui avait apprises. Le chef des chevaliers, à sa vue, dit :

"Restez en arrière, car ce jeune homme nous a vus et de peur il est tombé à terre." [...]

Ils s'arrêtent, et lui d'avancer à vive allure vers le garçon ; il le salue et le rassure en disant :

"Jeune homme, n'ayez pas peur.

- Je n'ai pas peur, fit le jeune homme, par le sauveur en qui je crois. Êtes- vous Dieu ?

- Non, par ma foi.

- Qui êtes-vous donc ?

- Je suis chevalier.

- Jamais je n'ai connu de chevalier, je n'en ai vu aucun, et jamais je n'en ai entendu parler. Mais vous êtes plus beau que Dieu. Ah ! si je pouvais être comme vous, tout brillant et fait comme vous !"

Sur ce, le chevalier s'est approché et il lui demande :

"As-tu vu aujourd'hui sur cette lande cinq chevaliers et trois jeunes filles ?"

Ce sont d'autres nouvelles que le jeune homme cherche à obtenir ; il tend la main vers la lance, la prend et dit :

"Mon cher seigneur, vous qui avez nom de chevalier, qu'est-ce que vous tenez là ?

- Me voici bien avancé, fait le chevalier, me semble-t-il. Je croyais, mon cher ami, obtenir des nouvelles de toi, et c'est toi qui veux les apprendre de moi. Je vais te répondre : ceci est ma lance.

- Voulez-vous dire qu'on la lance tout comme moi mes javelots ?

- Non pas, jeune homme, tu es vraiment sot. On en frappe plutôt de près.

- Alors mieux vaut l'un de mes trois javelots que vous voyez ici, car tout ce que je veux, je le tue avec, oiseaux et bêtes, selon les besoins, et je les tue d'aussi loin qu'on pourrait tirer une flèche.

- Jeune homme, de cela je n'ai que faire, mais sur les chevaliers réponds-moi : dis-moi si tu sais où ils sont. Et les jeunes filles, les as-tu vues ?"

Le jeune homme le saisit par le bord du bouclier et lui dit [soudainement] :

"cela, qu'est-ce que c'est, et à quoi cela vous sert-il ?

- Jeune homme, c'est une plaisanterie, car tu me parles d'un autre sujet que celui qui m'intéresse. Je croyais, Dieu me pardonne ! que tu me donnerais des informations plutôt que tu en apprennes de moi, et tu veux que moi, je te les apprenne ! Je te les donnerai quand même, car tu m'inspires de la sympathie : bouclier, c'est le nom de ce que je porte.

- Bouclier, c'est son nom ?

- Oui, vraiment, et je ne dois pas le mépriser, car il m'est si dévoué que, si on m'attaque à la lance ou à l'arc, il s'interpose contre les coups : c'est le service qu'il me rend."

Alors ceux qui étaient en arrière s'en vinrent par le chemin, au pas, vers leur seigneur, et lui dirent aussitôt :

"Sire, que vous raconte ce Gallois ?

- Il ne connaît pas tous les usages, répondit-il, Dieu me pardonne ! car à toutes les questions que je lui pose, il ne répond jamais directement, mais, de tout ce qu'il voit, il demande quel en est le nom et ce qu'on en fait.

- Sire, sachez sans plus attendre que les Gallois sont tous par nature plus fous que bêtes en pature. [...]

- Je ne sais pas, Dieu me garde ! Avant de me mettre en route, tout ce qu'il voudra, je le lui dirai. Sinon, je ne le quitterai pas."

Et il lui demanda à nouveau :

"Jeune homme, sans vouloir te fâcher, dis-moi donc, à propos des cinq chevaliers et aussi des jeunes filles, si tu les as rencontrés ou vus."

Mais le jeune homme le retenait par le pan du haubert et il le tirait à lui :

"Dites-moi donc, cher seigneur, quel est ce vêtement ?

- Jeune homme, tu ne le sais donc pas ?

- Moi, non.

- Jeune homme, c'est mon haubert, et il est aussi pesant que du fer.

- Il est en fer ?

- Tu le vois bien.

- À cela, dit-il, je ne connais rien, mais il est très beau, que Dieu me sauve ! Qu'en faites-vous et à quoi sert-il ?

- Jeune homme, c'est facile à expliquer : si tu voulais lancer contre moi un javelot ou tirer une flèche, tu ne pourrais me faire aucun mal.

- Seigneur chevalier, que de tels hauberts Dieu garde les biches et les cerfs, car je ne pourrais en tuer aucun, et je ne les pourchasserais plus jamais !"

Quant au chevalier, il lui répéta :

"jeune homme, avec l'aide de Dieu, peux-tu me donner des nouvelles des chevaliers et des jeunes filles ?"

Et l'autre, qui n'était pas bien malin, de lui rétorquer :

"Êtes-vous né ainsi ?

- Non, jeune homme, c'est impossible : aucun être ne peut naître ainsi.

- Qui vous a donc équipé ainsi ?

- Jeune homme, je veux bien te dire qui.

- Dites-le donc.

- Bien volontiers. Il n'y a pas encore cinq jours passés que le roi Arthur m'a donné cet équipement lorsqu'il m'a adoubé."

Chrétien de Troyes, Perceval ou le conte du Graal, coll. Etonnants classiques, éd. GF.

Remédiation

Parmi les extraits suivants, lesquels ont une ponctuation correcte ? Lesquels ont une ponctuation incorrecte ? Pourquoi ?

1.

Le chevalier et ses hommes partirent à la recherche.

- Mais où va-t-on ?

- Nous allons chercher ces trois jeunes filles.

"Ils rencontrèrent alors ces trois jeunes filles qui semblaient en bonne santé.

"Le chevalier dit à ses hommes : approchons-nous sans bruit.

2.

La troupe de chevaliers continue donc son chemin. Quelques temps après, ils retrouvent les cinq chevaliers et les trois jeunes filles.

"Vous voilà enfin ! Relâchez immédiatement ces jeuens filles, dit le chevalier qui avait parlé plus tôt au jeune homme.

- Avez-vous l'argent ?" dit un des cinq chevaliers.

Les jeunes filles étaient ligotées et avaient un foulard sur la bouche.

3.

La troupe de chevaliers finit par retrouver le petit groupe.

"- Relâche la Reine et ses servantes dit le chevalier.

- C'est la Reine ?"

Les groupes commencèrent à se battre.

"- Alors c'est tout ce que tu sais faire ? dit le chef.

- Bah oui, nous, au château, on n'apprend que ça.

- Oh là là, c'est nul.

- Ça tu l'as dit."

4.

Arrivé auprès d'un lac au milieu de la forêt, un bruit retentit. Le chef des chevaliers descendit de son cheval et s'avança vers Les cinq chevaliers et les trois jeunes filles. Le chef des chevaliers dit :

- "Que faites-vous là ?

- On chasse, ça ne se voit pas.

- Vous chassez quoi ?

- Une antilope pour le diner de ce soir."

Les cinq chevaliers et les trois jeunes filles commencèrennt à partir.

- "Vous partez où ?" dit le chef.

- "Nous partons au château."

5.

"La troupe repartit, ils galopèrent."

- Chef ! Peut-être qu'ils sont au château.

- Bonne idée ! Allons voir !

"Ils galopèrent jusqu'au château.

- Allez George, ouvre la porte.

- Oh mince.

- Quoi George ?

- J'ai oublié les clés.

6.

La troupe retrouva les cinq chevaliers.

"Vous voilà donc, on vous cherchait, le roi vous demande, fit le chef. Où sont les trois jeunes filles ?

- Bien, nous retournerons donc sur nos pas pour voir le roi. Mesdemoiselles, venez !"

Les trois jeunes filles sortirent d'une petite grotte.

"Très bien. Voici les filles du roi," dit le chef des cinq.

Seance 03

Un héros anonyme

Cette séance est consacrée à la désignation et à la caractérisation du personnage principal.

Recherche
Un héros anonyme

1. Qui est le personnage principal ? Comment est-il appelé ? (voir en particulier p. 19, 21 et 26).

2. Qu'avons-nous comme renseignements sur le passé de Perceval ? Qui nous les donne ?

3. Que représente le jeune homme pour sa mère ? Justifiez votre réponse.

4. D'après ce que nous montrent les deux premiers chapitres et le début du troisième, comment peut-on décrire le caractère du jeune homme ?

Prolongement

Complétez le tableau suivant au fil de votre lecture.

Un héros qui évolue
Personne qui enseigne Perceval Erreurs qu'il commet Ce que Perceval apprend Bonnes actions ou progrès accomplis

Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 5

Chapitre 6

Chapitre 11

Chapitre 15

Seance 04

Le motif des combats

Cette séance est consacrée à l'étude d'un motif littéraire et des procédés employés

Observation
Oral

1. Pour quelles causes Perceval se bat-il ?

2. Quelle est l'impression produite par ces combats ?

Recherche

1. Comment les chevaliers se battent-ils le plus souvent ? Quelles armes utilisent-ils ? Dans quel ordre ?

2. Quels détails montrent la violence du combat ? Relevez-en plusieurs.

3. Comment la façon de raconter le combat en souligne-t-elle encore plus la violence ? Donnez plusieurs exemples.

Combats de chevaliers

1.

Quand le jeune homme fut assez près de lui pour qu'ils pussent s'entendre l'un l'autre, il lui cria :

"Déposez-les, vos armes ; ne les portez plus : le roi Arthur vous le commande." [...]

Du coup, le chevalier sort de ses gonds, il lève sa lance à deux mains et lui en donne un coup si fort au travers des épaules, du bois de sa lance, qu'il l'abat sur le cou du cheval. Le jeune garçon se met en colère quand il ressent la blessure du coup qu'il a reçu. Du mieux qu'il peut, il le vise à l'oeil et lance son javelot. Sans que l'autre y prenne garde ni qu'il voie ni entende rien, il le frappe par l'oeil au cerveau si bien que de l'autre côté par la nuque giclent le sang et la cervelle. De douleur, le coeur lui manque, il tombe à la renvers et gît de tout son long.

Chrétien de Troyes, Perceval ou le conte du Graal, coll. Etonnants classiques, éd. GF/Flammarion, p. 46

2.

Le jeune homme en eut alors assez. Il mit sa lance en arrêt, et ils s'élancèrent l'un contre l'autre sans se défier ni s'adresser la parole. Chacun disposait d'une lance en frêne au fer tranchant et à la hampe robuste et maniable. Les chevaux étaient rapides et les chevaliers puissants. Ils se haïssaient à mort. Ils se frappèrent si fort que craquaient les bois de leurs boucliers qui se brisèrent en même temps que les lances, et qu'ils se jetèrent l'un l'autre à terre. Mais ils eurent tôt fait de se remettre en selle et de se précipiter l'un contre l'autre, sans paroles inutiles, plus férocement que deux sangliers. Ils se frappèrent sur leurs boucliers et sur leurs hauberts aux fines mailles de toute la force de leurs chevaux. Emportés par la colère et par la rage, de toute la puissance de leurs bras, ils firent voler les éclats et les morceaux de leurs deux lances. Anguingueron fut le seul à tomber, le corps couvert de blessures au point qu'il avait mal au bras et au côté. Le jeune homme mit pied à terre, car il ne savait l'attaquer en restant à cheval. Une fois descendu, il tira l'épée et l'assaillit. Je ne puis vous en raconter davantage, ni ce qui arriva à chacun, ni tous les coups l'un après l'autre : il reste que la bataille dura très longtemps et que les coups furent très violents, jusqu'à ce qu'Anguingueron tombât, et le jeune homme l'attaqua si vigoureusement qu'il cria grâce.

Chrétien de Troyes, Perceval ou le conte du Graal, coll. Etonnants classiques, éd. GF/Flammarion, p. 72

3.

Clamadeu envoya donc devant la porte vingt chevaliers qui déployèrent au vent des gonfanons et des bannières de toutes formes. Quand ceux du château les virent, ils ouvrirent toutes grandes les portes : c'était la volonté du jeune homme qui sortit à leur tête pour affronter les chevaliers. En combattant hardi, vigoureux et fougueux, il les attaqua tous ensemble. A celui qu'il atteignait, il ne donnait pas l'impression d'être un débutant aux armes. Ce jour-là, maintes entrailles sentirent le fer de sa lance. À l'un il transperça la poitrine et à l'autre le coeur ; à celui-ci il brisa le bras et à celui-là la clavicule ; il tua, il blessa, il renversa, il captura ; il remit les prisonniers et les chevaux à ceux qui en avaient besoin.

Chrétien de Troyes, Perceval ou le conte du Graal, coll. Etonnants classiques, éd. GF/Flammarion, p. 76-77

4.

Alors arriva, plus brûlant de colère qu'une braise, le fameux chevalier, avec un aussi grand bruit que s'il chassait un cerf.

Aussitôt qu'ils se furent mutuellement aperçus, les chevaliers se précipitèrent l'un contre l'autre [...]. Chacun a une lance dure et forte et ils se donnent de si grands coups qu'ils transpercent tous deux leurs écus [...], que leurs hauberts se déchirent, que leurs lances se fendent et volent en éclats et que les tronçons sautent en l'air. Ils s'attaquent à l'épée, et, à force de frapper, ils finissent par couper les courroies des écus et par déchiqueter entièrement ces derniers, et par-dessus et par-dessous, si bien que les lambeaux en pendent et qu'ils ne peuvent ni s'en couvrir ni s'en protéger. En effet, ils en ont si bien fait de la dentelle, que c'est en toute liberté que, sur les flancs, sur les bras et sur les hanches, ils se frappent de leurs épées étincelantes. Férocement, ils s'affrontent, sans jamais bouger de la même position, pas plus que s'ils étaient deux rochers de grès.

Jamais encore deux chevaliers n'avaient été aussi acharnés à hâter leur mort. [...] Les heaumes se cabossent et fléchissent et les mailles des hauberts volent, si bien qu'ils s'ôtent pas mal de sang. [...] En plein visage ils se frappent d'estoc, et c'est merveille qu'une bataille aussi féroce et aussi dure se prolonge tant. [...]

À la fin, monseigneur Yvain fendit en quatre le heaume du chevalier. Sous l'effet du choc, l'autre fut ébranlé comme par un coup de tonnerre et vidé de sa force; il se trouva paralysé. Jamais encore il n'avait essuyé un coup aussi terrible. [...] L'autre en ressentit une si grande douleur qu'il s'en fallut de peu que son coeur ne lui défaillît. [...] Se ressaisissant, il s'enfuit aussitôt vers son château à bride abattue.

Chrétien de Troyes, Yvain, Le Chevalier au Lion

Notion
Les figures de style : comparaison, accumulation, hyperbole
Exercice

Dans l'extrait suivant, trouvez les figures de style utilisées.

a. "Si jamais j'ai décrit la beauté que Dieu a mise dans le corps ou le visage d'une femme, j'ai de nouveau plaisir à le faire une autre fois, sans mentir d'un seul mot. Ses cheveux flottaient sur ses épaules : ils étaient tels qu'à les voir, on aurait cru, si c'était possible, qu'ils n'étaient qu'or pur, tant ils étaient d'une étincelante blondeur. Son front était blanc, dégagé, lisse, comme ouvragé à la main par un artiste qui l'aurait taillé dans la pierre, l'ivoire ou le bois. Ses sourcils étaient bruns, sensiblement écartés, et ses yeux éclairaient son visage, riants, vifs, bien fendus. Elle avait le nez droit et fin, et sur son visage l'accord du vermeil et du blanc lui allait mieux que du sinople et de l'argent. C'est pour ravir la raison et le coeur des gens que Dieu avait fait d'elle une pure merveille : jamais plus il ne fit sa pareille et jamais auparavant il n'en avait faite." (Chrétien de Troyes, Perceval, p. 63)

Séance 05

Les temps dans le récit épique

Cette séance est consacrée à l'étude de la valeur des temps

Recherche

Quels sont les temps utilisés dans les extraits 1 et 4 ? Expliquez pourquoi l'auteur a choisi d'utiliser ces temps particuliers.

Notion
Exercices

Dans les phrases suivantes, indiquez quelles sont les valeurs du présent.

a) La vengeance est un plat qui se mange froid.

b) Aujourd'hui, il fait sombre, la pluie tombe.

c) Le tabac nuit gravement à la santé.

d) L'homme prit une rue, puis une autre. Il savait que son ennemi était là, quelque part. Soudain, au détour d'un bâtiment, il est là, il l'attend.

e) Le chien est le meilleur ami de l'homme.

f) A qui parles-tu ?

g) Il se promenait tranquillement le long du canal, on lui tape sur l'épaule, il se retourne, bute sur une pierre, le voilà par terre.

h) Je ne retrouve plus mes feuilles !

Notion

Evaluation

Grammaire

Cette évaluation est destiner à évaluer la maîtrise des notions étudiées : valeurs et conjugaisons du présent de l'indicatif. Les conjugaisons du passé-simple et de l'imparfait sont également évaluées.

Seance 06

L'énigme du Graal

Cette séance est consacrée à l'étude du chapitre 10.

Observation
Un récit énigmatique

1. Quels sont tous les mystères rencontrés par Perceval dans le chapitre 10 ? Répondez en complétant le tableau ci-dessous.

Personnage, lieu, objet ou évènement Questions que le lecteur se pose Réponses ou informations apportées par le texte

2. Décrivez, dans le tableau ci-dessous, les différents objets qui défilent devant Perceval pendant le repas.

Porteur Objet Description Déplacement

3. Pourquoi Perceval ne pose-t-il pas de questions ?

4. Quelles sont les conséquences du silence de Perceval ?

Prolongement
Les résolutions partielles

"Vision of the Holy Grail" (1890), William Morris, Museum and Art Gallery of Birmingham

A l'aide des informations contenues dans les pages 100 à 104, 125 à 126 et 130 à 131, complétez le premier tableau (Réponses ou informations apportées par le texte). Vous préciserez qui donne ces informations.

Seance 07

Un parcours initiatique

Cette séance est consacrée à l'étude de l'évolution du personnage.

Oral
Correction du tableau donné en séance 03
Prolongement
La définition du mot chevalier

1. Que veut dire le mot 'chevaleresque' ?

2. Cherchez les définitions du mot 'chevalier'. Vous noterez en particulier les définitions des expressions : 'chevalier servant', 'chevalier errant', 'chevalier blanc'.

Synthèse
Les étapes de la formation du jeune homme

1. Que cherche le jeune homme à travers ses aventures ? Distinguez plusieurs étapes.

2. Qu'apprend-il dans ses aventures ? Distinguez, là encore, plusieurs grandes étapes.

3. Quand le jeune homme devient-il un chevalier ? Justifiez votre réponse en distinguant plusieurs étapes.

Evaluation

Lecture

Cette séance est consacrée à évaluer la compréhension d'un texte médiéval.