Objet d'étude :La poésie du XIXème au XXème siècle : du romantisme au surréalisme
Problématique générale :
Support :Victor Hugo, Les Contemplations, coll. Classiques de Poche, éd. Livre de Poche
La Bibliothèque Nationale de France a consacré une exposition virtuelle à l'écrivain : Victor Hugo, l'homme océan.
A partir des éléments de cette exposition, répondez aux questions suivantes :
Comment exprimer la douleur de la perte ? Est-ce possible ?
Observez, dans le livre IV, les textes suivants :
1. Quels sont les sentiments exprimés par chaque série de poèmes ? Justifiez votre réponse.
2. Quelle évolution remarquez-vous ?
3. Quelle forme d'expression vous paraît la plus émouvante ?
D'après la préface,
a. qui parle dans ce livre ?
b. Que contiennent Les Contemplations?
c. Comment le recueil est-il organisé ?
Observez le dessin de couverture. Comment le comprenez-vous ?
Préparez la lecture orale du poème XXI du livre Aurore"Elle était déchaussée..." (p. 92).
Elle était déchaussée, elle était décoiffée,
Assise, les pieds nus, parmi les joncs penchants ;
Moi qui passais par là, je crus voir une fée,
Et je lui dis : Veux-tu t'en venir dans les champs ?
Elle me regarda de ce regard suprême
Qui reste à la beauté quand nous en triomphons,
Et je lui dis : Veux-tu, c'est le mois où l'on aime,
Veux-tu nous en aller sous les arbres profonds ?
Elle essuya ses pieds à l'herbe de la rive ;
Elle me regarda pour la seconde fois,
Et la belle folâtre alors devint pensive.
Oh ! comme les oiseaux chantaient au fond des bois !
Comme l'eau caressait doucement le rivage !
Je vis venir à moi, dans les grands roseaux verts,
La belle fille heureuse, effarée et sauvage,
Ses cheveux dans ses yeux, et riant au travers.
V. Hugo, Les Contemplations, I, I, 1856.
1. Comparez les textes suivants en précisant pour chacun la situation des personnages, le cadre de l'action, et les émotions visées.
2. Qu'est-ce qui, dans les sentiments exprimés par Victor Hugo, vous paraît le plus caractéristique du romantisme : l'amour ? la joie ? la mélancolie ? la pitié ? l'enthousiasme ? la foi ? la joie ? la révolte ?
Choisissez un groupe de deux ou trois poèmes qui ont un lien fort, puis préparez une présentation orale d'une dizaine de minutes sur ces poèmes. Dans cette présentation, vous lirez les textes, vous expliquerez de quoi parle chacun, et quel est le lien qui les unit.
Quelques suggestions de groupements :
Vous pouvez évidemment choisir d'autres poèmes et composer votre propre groupement.
Attention : toute présentation non préparée donnera lieu à un travail écrit et noté.
Lisez les deux poèmes suivants :
1. A quel mouvement artistique peut-on relier ces poèmes ?
2. Comment la société est-elle présentée dans ces deux poèmes ?
3. Comment la voix des opprimés se fait-elle entendre dans ces textes ?
4. Qu'est-ce qui relie ces textes au propos général des Contemplations(voir l'avant-propos) ?
Préparez la lecture orale de ce poème.
Au regard de ce texte, quelles précisions peut-on apporter à la définition de ce qu'on appelle le romantisme en littérature ?
Je suis le démagogue horrible et débordé,
Et le dévastateur du vieil A B C D ;
Causons.
Quand je sortis du collège, du thème,
Des vers latins, farouche, espèce d’enfant blême
Et grave, au front penchant, aux membres appauvris,
Quand, tâchant de comprendre et de juger, j’ouvris
Les yeux sur la nature et sur l’art, l’idiome,
Peuple et noblesse, était l’image du royaume ;
La poésie était la monarchie ; un mot
Était un duc et pair, ou n’était qu’un grimaud ;
Les syllabes pas plus que Paris et que Londre
Ne se mêlaient ; ainsi marchent sans se confondre
Piétons et cavaliers traversant le pont Neuf ;
La langue était l’État avant quatre-vingt-neuf ;
Les mots, bien ou mal nés, vivaient parqués en castes ;
Les uns, nobles, hantant les Phèdres, les Jocastes,
Les Méropes, ayant le décorum pour loi,
Et montant à Versaille aux carrosses du roi ;
Les autres, tas de gueux, drôles patibulaires,
Habitant les patois ; quelques-uns aux galères
Dans l’argot ; dévoués à tous les genres bas,
Déchirés en haillons dans les halles ; sans bas,
Sans perruque ; créés pour la prose et la farce ;
Populace du style au fond de l’ombre éparse ; [...]
Je fis souffler un vent révolutionnaire.
Je mis un bonnet rouge au vieux dictionnaire.
Plus de mot sénateur ! plus de mot roturier !
Je fis une tempête au fond de l’encrier,
Et je mêlai, parmi les ombres débordées,
Au peuple noir des mots l’essaim blanc des idées ; [...]
J'ai dit aux mots : Soyez république ! soyez
La fourmilière immense, et travaillez ! Croyez,
Aimez, vivez ! - J'ai mis tout en branle, et, morose,
J'ai jeté le vers noble aux chiens noirs de la prose.
V. Hugo, Réponse à un acte d'accusation, Les Contemplations, I
Préparez la lecture orale de ce poème.
1. Qui parle ? Où ? A qui ? Quelle est l'atmosphère au début du poème ?
2. Quel type de relation s'établit entre celui qui parle et celui qui écoute ?
1. D'après la démonstration, qui parle dans la nature ?
2. Quelle est l'origine de cette parole ?
1. Cherchez l'origine et la signification du mot "panthéisme". En quoi ce texte peut-il réfléter une conception panthéiste ?
2. Quelle mission et quels pouvoirs le poète paraît-il se donner dans ce texte ?